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Saule blanc

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Caractéristiques du Saule blanc

  • Nom : Saule blanc
  • Règne : Plantae
  • Sous-règne : Tracheobionta
  • Division : Magnoliophyta
  • Classe : Magnoliopsida
  • Sous-Classe : Dilleniidae
  • Ordre : Salicales
  • Famille : Salicaceae
  • Sous-Famille :
  • Genre : Salix
  • Espèce : Salix alba

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Le saule blanc : son histoire, sa description botanique, ses variétés, sa culture, sa composition, ses utilisations en phytothérapie, son dosage et ses précautions d’emploi

Connu sous le nom scientifique Salix alba, le saule blanc est également appelé « osier blanc » ou « sandre ». Ce grand arbre aux fleurs jaunes provient des zones froides et tempérées de l’hémisphère Nord. Il est reconnu pour être une plante médicinale depuis 2 500 ans. Ses propriétés anti-inflammatoires, antioxydantes et antalgiques lui valent d’ailleurs l’appellation d’aspirine végétale par les phytothérapeutes. Cette plante est aussi utilisée dans d’autres domaines comme la construction et la décoration.

Histoire et origine du saule blanc

L’utilisation du saule blanc pour atténuer les douleurs articulaires et soulager la fièvre remonte à 2 500 ans. Environ 500 ans av. J.-C., cette plante était employée à des fins thérapeutiques en Amérique du Nord et en Asie grâce à ses vertus fébrifuges et analgésiques. Au Ier siècle, les Grecs lui reconnaissaient les mêmes bienfaits. Le pharmacologue, médecin et botaniste grec Pedanius Dioscoride proposait de consommer ses feuilles avec du poivre et du vin pour calmer les douleurs lombaires.

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Cette plante médicinale s’est ensuite répandue dans toute l’Europe au Moyen Âge. Elle était recommandée pour limiter les vomissements, réduire la libido et traiter les verrues. En 1828, le pharmacien français Pierre-Joseph Leroux avait réussi à isoler le principe actif du saule blanc : la salicyline. Dix ans plus tard, le scientifique et chimiste italien Raffaele Piria était le premier à produire de l’acide salicylique pur à partir de l’écorce de cette plante. Vingt ans après, le chimiste allemand Kolbe Hermann avait synthétisé une forme stable de cet acide à partir d’une spirée. La synthétisation de cette substance active, réalisée en 1860 est à l’origine de la naissance de l’aspirine.

Bien que ce médicament agisse plus vite que l’écorce de saule blanc, son effet dure moins longtemps. En outre, il cause plus d’effets secondaires que la plante. Cette dernière revient ainsi sur le devant de la scène en tant que remède naturel à la fin du XXe siècle. Elle figure sur la liste de la Pharmacopée américaine et sur celle de nombreux pays européens.

Zone de distribution du saule blanc

Le Salix alba est originaire des régions froides et tempérées de l’hémisphère Nord. Cela regroupe l’Afrique du Nord, l’Extrême-Orient (surtout la Chine) et l’Europe (Europe méditerranéenne, pays baltes, de la France à la Russie). Cette espèce provient aussi de l’Asie, notamment du Moyen-Orient (Turquie et Chypre jusqu’à l’Iran), de la région du Caucase, de l’Asie centrale et de la Sibérie occidentale. Cette plante a été naturalisée en Amérique du Nord.

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Description botanique du saule blanc

Le saule blanc est un arbre pouvant vivre une centaine d’années et mesurer entre 5 et 25 m de haut. Sa taille varie en fonction de son mode de culture, de sa variété et de ses conditions de vie. Son tronc doté d’un houppier dressé est droit. S’étalant sur 10 à 15 m, ses feuilles sont caduques, alternes, entières, lancéolées, étroites, effilées et finement dentées. Elles sont duveteuses au revers et vert grisâtre au-dessus. Ses jeunes rameaux sont particulièrement vigoureux et sont de couleur verte ou gris-vert ultra pâle.

Le saule blanc est une plante dioïque, c’est-à-dire qu’il possède deux pieds séparés (femelle et mâle). Les fleurs mâles ont deux étamines, tandis que les femelles comprennent un ovaire uniloculaire à deux carpelles. Quoi qu’il en soit, les deux fleurs de couleur jaune sont protégées par une bractée et précédées d’un nectaire correspondant au périanthe. Les fruits du saule blanc sont des capsules glabres, allongées et uniloculaires. Ils s’ouvrent par le biais de deux valves et comportent plusieurs graines aux poils soyeux.

Quelques variétés de saules blancs

L’espèce Salix alba possède de nombreuses variétés, dont :

  • L’Aurea : cette variété hybride mesure généralement entre 2 et 5 m. Son feuillage est doré en automne.
  • Le Chermesina mesure entre 5 et 10 m. Ses rameaux sont de couleur rouge orangé très vif.
  • Le Britzensis a la même taille que la précédente variété. En revanche, ses rameaux sont de couleur encore plus vive.
  • Le Carulea ou Calva est une variété à la croissance rapide. Elle atteint facilement 10 m, mais peut aller jusqu’à 30 m si elle est plantée dans un sol humide. Son feuillage est bleuté, d’où son appellation « saule bleu ». Ses rameaux sont jaunes et son port, sans axe dominant, est largement conique.
  • Le Tristis ou « saule blanc pleureur » peut atteindre 15 m de haut à maturité. Cet arbre doré possède de grosses branches droites et de longs rameaux retombants de couleur jaune.
  • L’Argentea ou « saule blanc argenté » atteint 20 à 30 m de haut à maturité. Son feuillage soyeux et exubérant a les deux faces gris argenté.
  • Le Vitellina est un arbre aux rameaux longs, grêles, flexueux et de couleur jaune rougeâtre.

Ces arbres de la famille des Salicacées ont la particularité d’être tous décoratifs.

Habitat et culture du saule blanc

Le saule blanc préfère les sols frais et humides, surtout ceux situés dans les zones alluvionnaires en basse vallée. Il est parfaitement adapté à une terre calcaire ou argilo-limoneuse. Sa plantation dépend de son utilisation : un arbre de haut jet (dans une haie) ou un arbre têtard (bois destiné à différents usages).

Le Salix alba est planté au printemps ou en automne. Dans tous les cas, il a besoin d’une exposition ensoleillée ou semi-ombragée. Le saule blanc pleureur est mis en valeur lorsqu’il est isolé. En revanche, les autres variétés peuvent éventuellement être alignées ou groupées si elles sont recépées ou espacées pour en faire des saules têtards. Le recépage annuel est à effectuer au printemps. Les bases d’un saule têtard sont souvent taillées en haut du tronc, tous les trois ou quatre ans.

Le saule blanc fleurit en avril-mai. Il se multiplie facilement par bouture, en terre directement ou dans un verre d’eau.

Composition et propriétés du saule blanc

Les feuilles de saule blanc sont une bonne source de vitamine C. Quant à son écorce, elle contient :

  • 1,5 à 11 % de composés salicylés, essentiellement de la salicyline ;
  • 8 à 20 % de tanins catéchiques ;
  • des flavonoïdes comme la chalcone, le flavanolol, la lutéoline, l’ériodictyol, la naringénine et le quercétol ;
  • une faible quantité de composés phénoliques (syringoside, picéoside, triandine, vimaline et grandidentatine).

Ces composés chimiques confèrent au saule blanc ses propriétés anti-inflammatoires, antalgiques et antioxydantes.

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Utilisations du saule blanc

Le saule blanc connaît plusieurs usages.

Le saule blanc est une plante mellifère

Les inflorescences mâles portent du pollen, ce qui est fortement apprécié des apiculteurs et des insectes comme les abeilles.

Il permet de fabriquer de l’osier

L’osier est une jeune pousse de saule blanc cultivé en forme de têtard. Cette pousse est souple, d’où sa particularité à être facilement pliable. Cela fait de cette partie de l’arbre un matériau de base utilisé en vannerie par exemple.

Son bois est utilisé en ornement et en construction

Le bois du saule blanc permet de fabriquer des paniers, des objets décoratifs, des battes de cricket, des chapeaux, etc.

Son écorce, ses feuilles et ses chatons ont des vertus thérapeutiques

L’écorce du saule blanc utilisée en phytothérapie est celle prélevée sur les jeunes rameaux âgés de deux à trois ans.

En usage interne, le saule blanc soulage la douleur en cas de maux de tête, de fièvre, de cystite, de bursite, de tendinite et de menstruations. Il agit comme antirhumatismal. Autrement dit, il traite l’arthrite ainsi que les rhumatismes articulaires et dorsaux. Cette plante a un effet astringent et aide à traiter les hémorragies internes. Elle protège des troubles du sommeil tels que l’insomnie, les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes.

En utilisation externe, le saule blanc soigne la peau en cas de verrues, de cors, d’ulcères et de plaies.

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Dosage et posologie en phytothérapie

Le Salix alba peut être consommé en infusion. Pour la préparer, il convient de mettre 5 g de chatons et 2 à 3 g d’écorce séchée dans 1 tasse d’eau portée à ébullition. Cette tisane est à boire avant chaque repas.

Le saule blanc peut aussi être utilisé en teinture pour lutter contre les rhumatismes. Les étapes sont simples : verser 500 ml d’alcool sur 150 g d’écorce, laisser reposer 1 mois, filtrer et conserver dans un flacon. Ajouter ensuite 30 à 40 gouttes ou 2,5 ml de cette préparation dans 1 verre d’eau, 3 fois par jour.

Cette plante peut aussi être consommée sous forme d’extrait fluide. La prise moyenne est de 15 à 30 gouttes, à raison de 3 fois par jour. Toutefois, ce dosage doit être adapté en fonction du niveau des douleurs et du poids du patient.

La salicyline est souvent proposée en gélule. Un enfant de 4 à 10 ans peut consommer 30 mg de ce glucoside, 1 à 4 fois par jour. Un adulte, quant à lui, a la possibilité de doubler la dose.

Saule blanc : contre-indications, effets indésirables et précautions d’emploi

Une cure de saule blanc doit être réalisée de manière discontinue, à raison de 15 jours par mois, jusqu’à ce que les douleurs disparaissent. Par ailleurs, il est important de respecter les limites de dose au risque de favoriser des hémorragies. Le patient est invité à communiquer à son médecin traitant ou à son pharmacien la prise de saule blanc en cas de traitement médicamenteux.

Les contre-indications de la consommation de Salix alba sont identiques à celles de l’aspirine. La prise par des individus allergiques aux anti-inflammatoires non stéroïdiens et aux salicylates est à éviter. Elle est également interdite aux patients souffrant d’ulcères gastriques ou sujets aux hémorragies. Cette plante est déconseillée aux personnes asthmatiques, allaitantes, enceintes, ou encore souffrant de goutte ou de maladies rénales.

Les effets indésirables des produits et des préparations à base de saule blanc sont rares. Toutefois, un surdosage peut engendrer des troubles digestifs (nausées, diarrhées…) ou des réactions allergiques (démangeaisons, crise d’asthme, urticaire…). Un risque théorique d’interaction existe en cas d’utilisation de cette espèce avec d’autres plantes qui fluidifient le sang.

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