
POUR TOUT SAVOIR SUR LA MYTHOLOGIE MAORI
Mythologie Maori
La mythologie maorie de Nouvelle-Zélande est riche en récits de création, de dieux et de héros, centrée sur la vénération des ancêtres et de la nature. Les récits cosmogoniques racontent comment Rangi (le Ciel) et Papa (la Terre) ont été séparés par leurs enfants divins, créant le monde. Les dieux maoris incluent Tane Mahuta, le dieu des forêts, et Tangaroa, le dieu de la mer. Les légendes de Maui, le héros qui a pêché les îles de la Nouvelle-Zélande du fond de l’océan, sont parmi les plus célèbres. Les Marae, ou lieux de rassemblement, et les rituels haka, chants et danses, sont des expressions culturelles de ces traditions mythologiques. Les tatouages (moko) et les sculptures (whakairo) sont également imprégnés de significations mythologiques. La mythologie maorie continue de jouer un rôle central dans la culture et l’identité des Maoris aujourd’hui.
Mythologie Maori : Aperçu des Légendes et Croyances Traditionnelles
La mythologie maori est un élément fondamental de la culture de la Nouvelle-Zélande, reflétant les croyances et les traditions historiques du peuple maori, les autochtones polynésiens de ces îles du Pacifique. Comme dans de nombreuses cultures anciennes, ces mythes servent à expliquer les origines du monde, à transmettre des valeurs importantes et à raconter l’histoire des dieux, des héros et des ancêtres. Les récits mythologiques maoris sont riches et variés, offrant un aperçu de la vision du monde de ce peuple et de sa relation profonde avec la nature.
Les mythes de la création occupent une place centrale dans la mythologie maori, avec le récit fondamental de Ranginui, le père du ciel, et Papatuanuku, la mère terre, dont la séparation a donné naissance à l’univers et aux dieux. Ces histoires sont transmises oralement de génération en génération, préservant ainsi un patrimoine oral vital. Ces traditions sont également exprimées à travers l’art maori, les sculptures, les danses haka, et les chants, qui sont autant de moyens d’ancrer ces récits dans la culture contemporaine.
La Nouvelle-Zélande reconnaît l’importance de cette mythologie, non seulement pour sa valeur culturelle chez les Maoris, mais également comme partie intégrante de l’identité nationale. Ces mythes façonnent la manière dont la nature, les éléments et la spiritualité sont perçus et respectés dans les îles. Ainsi, la mythologie maori reste vivante, influençant les pratiques actuelles et conservant son importance dans un monde de plus en plus globalisé.
Mythologie Māori et Cosmogonie
La cosmogonie Māori décrit un univers intrinsèquement lié, gouverné par des divinités qui personnifient les forces de la nature et des éléments, retraçant le passage du chaos primordial à l’ordre du monde connu.
Le mythe de la Création
Selon le mythe de la création Māori, le monde a émergé d’un état de rien, ou te kore — le vide ou le chaos. Ce vide initial était suivi par te pō, une longue période d’obscurité. C’est de ces profondeurs d’obscurité et de potentiel indifférencié, qu’est née l’idée de la création, ou te ao marama, le monde de la lumière et de la vie. Le processus de création est un thème récurrent qui démontre le passage de non-existence à l’existence, soulignant la transformation et l’interconnectivité de toutes choses dans la cosmologie Māori.
Ranginui et Papatūānuku
Dans la cosmogonie Māori, Ranginui (le père ciel) et Papatūānuku (la mère terre) sont des figures clés, formant le couple primordial. Ils étaient enlacés dans une étreinte si étroite que leurs enfants vivaient dans l’obscurité entre eux. Ces enfants, qui représentaient divers aspects du monde naturel, finiraient par séparer leurs parents, poussant Ranginui vers le haut et Papatūānuku vers le bas, créant ainsi l’espace et l’environnement nécessaires à la vie et marquant le passage de te pō (l’obscurité) à te ao (le monde de lumière). Cette séparation est un acte central dans le mythe de la création car elle a donné naissance à l’existence matérielle, permettant le développement de la vie et établissant l’équilibre entre le ciel et la terre.
Les enfants d’Atua
Les enfants d’Atua, ou divinités, jouent un rôle crucial dans le mythe de la création Māori. Chaque enfant est associé à certains éléments ou aspects de la nature. Parmi eux, on trouve Tāne, dieu de la forêt et des oiseaux, qui a créé les premiers êtres humains; Tangaroa, dieu de la mer; Rongo, dieu de la paix et de la agriculture; et Tūmatauenga, dieu de la guerre, reflétant la diversité et l’importance de chaque domaine de l’environnement naturel. Ces divinités symbolisent l’idée que le cosmos est un réseau d’êtres interconnectés et interdépendants. Leurs actions et interactions ont façonné le monde tel que les Māori le connaissent, illustrant les concepts fondamentaux de création, d’ordre cosmique et de responsabilité partagée.
Divinités Principales
Les Māori reconnaissent plusieurs divinités majeures, chacune régnant sur des domaines spécifiques de la nature et de l’existence humaine. Ces figures puissantes constituent le panthéon central dans la mythologie Māori.
Tāne Mahuta
Tāne Mahuta est le dieu de la forêt et des oiseaux et est souvent mentionné comme celui qui a séparé ses parents, le ciel père, Ranginui, et la terre mère, Papatūānuku, pour créer l’espace et la lumière. Il est aussi le créateur de l’homme, façonnant le premier être humain à partir de l’argile.
Tangaroa
Tangaroa est le dieu de la mer et joue un rôle important en tant que père de nombreux créatures marines. Les Māori le considèrent responsable des marées et honorent son pouvoir pendant la pêche, reconnaissant ses dons également en tant que source de nourriture.
Tūmatauenga
Tūmatauenga est connu comme le dieu de la guerre, représentant l’agressivité humaine et les conflits. Il est l’atua principalement associé à la combativité et à la résilience, mais aussi à des aspects plus pacifiques de la vie sociale, tels que la culture des plantes et les activités de chasse.
Rongo
Rongo est le dieu de la paix et de l’agriculture, souvent invoqué pour assurer une bonne récolte. En tant que divinité de la fertilité et des aliments cultivés, il est célébré pour apporter l’abondance et l’harmonie parmi les peuples.
Héros Culturels et Êtres Légendaires
Les récits Maoris racontent les exploits de héros et de divinités qui ont façonné le monde aussi bien sur le plan physique que culturel. Leurs histoires sont intrinsèquement liées à la terre, au ciel et aux océans, reflétant une vision du monde où l’humain, la nature et le divin sont intimement connectés.
Māui
Māui, figure centrale de la mythologie Polynésienne, est un demi-dieu trickster vénéré à travers plusieurs cultures de l’Océanie. Il est connu pour des exploits audacieux, tels que sa tentative de gagner l’immortalité pour l’humanité et le vol du feu pour le monde. Dans la mythologie Maori, c’est lui qui aurait utilisé un hameçon magique pour pêcher les îles de la Nouvelle-Zélande hors de l’océan.
- Pêcher les îles: Utilisation d’un hameçon façonné à partir de la mâchoire d’une grand-mère.
- Le soleil ralenti: Il capture le soleil avec un filet pour rallonger les jours.
- Naissance: Issu d’un accouchement prématuré, il a été enveloppé dans les cheveux de sa mère et jeté à la mer, où les dieux lui ont donné vie.
Tāwhaki
Tāwhaki est un ancêtre culturel et un être légendaire qui incarne les qualités d’un guerrier et d’un chasseur. Un des récits le représente escaladant les cieux pour trouver ses ancêtres et chercher la vengeance de ses frères qui ont été tués par des êtres surnaturels. Sa quête est souvent associée à l’obtention de connaissances surnaturelles ou de pouvoirs.
- Ascension au ciel: Pour chercher la connaissance et venger ses frères.
- Foudre et éclairs: Associé à ces phénomènes naturels, symbolisant sa puissance.
- Relation avec les dieux: Il est souvent décrit comme ayant des liens étroits avec les divinités, notamment Tāne Mahuta, dieu des forêts et des oiseaux.
Rūaumoko
Rūaumoko est le dieu des tremblements de terre et des volcans, considéré comme un des enfants de la terre-mère, Papatūānuku, et du ciel-père, Ranginui. Il est perçu comme le responsable des secousses sismiques, symbolisant aussi la création continue de la terre à travers la géologie volcanique de la Nouvelle-Zélande.
- Création sismique: Son mouvement est la cause des tremblements de terre.
- Volcans: Associé à l’activité volcanique, représentant la puissance créatrice et destructrice de la terre.
- Naissance: Était dans le ventre de sa mère lorsque ses frères et sœurs ont séparé le ciel et la terre, l’obligeant à rester dans le monde souterrain.
L’Art et l’Expression Mythes Māori
L’art et les expressions des mythes Māori se manifestent de manière vibrante à travers des sculptures, des tatouages et de la poésie. Ces formes d’art sont imprégnées de tradition et transmises de génération en génération.
Sculpture
La sculpture Māori est reconnue pour sa complexité et son importance rituelle. Le bois est le matériau principal, avec le whakairo comme pratique de sculpture traditionnelle. Les figures tiki se démarquent comme des symboles emblématiques, représentant souvent les ancêtres et les divinités. Ces objets sculptés ne sont pas de simples décorations; ils servent de véhicules aux ancêtres, facilitant la connexion spirituelle entre le passé et le présent.
- Matériaux utilisés:
- Bois
- Pierre
- Os
- Objets communs:
- Marae (lieux de rencontre)
- Waka (canoës)
- Armes
Tatouage
Le tatouage, ou ta moko, est une autre expression artistique cruciale chez les Māori, illustrant à la fois le statut social et l’identité personnelle. Chaque motif est unique et raconte l’histoire de l’individu, y compris ses origines, son iwi (tribu), et ses accomplissements. Les tatouages sont réalisés avec des chisels plutôt que des aiguilles, conférant des motifs en relief distincts.
- Éléments de Ta Moko:
- Lignes courbées et spirales
- Représentation d’ancêtres et d’histoires familiales
- Usage symbolique des formes géométriques
Poésie
La poésie Māori, traditionnellement transmise oralement, est une manière puissante de préserver les histoires et les enseignements des ancêtres. Les chants, souvent accompagnés de danses et de musique, sont une composante essentielle des cérémonies et des récits mythologiques. La poésie Māorie vibre d’allégories et d’imageries, offrant ainsi une riche tapestry du monde vu à travers le prisme des mythes Māori.
- Aspects clés de la poésie:
- Utilisation de métaphores et de répétitions
- Recours au chant et à la performance pour conserver les récits
- Transfert des valeurs culturelles et historiques
Les Principes de Guerre et la Chasse
Dans la mythologie Māori, les dieux tiennent une place centrale pour comprendre les concepts de guerre et de chasse, qui sont régis par des entités puissantes et des traditions imprégnées de pouvoirs surnaturels.
Tūmatauenga, le Dieu de la Guerre
Tūmatauenga est respecté comme le dieu de la guerre dans la mythologie Māori. Il symbolise la force, la ténacité et la stratégie militaire. Les guerriers Māori invoquent son nom avant d’entrer en bataille, recherchant sa bénédiction pour la force et la victoire. Le taiaha, une arme traditionnelle ressemblant à une lance, joue un rôle essentiel dans le combat, représentant l’extension physique du pouvoir et de l’autorité de Tūmatauenga.
- Armes:
- Taiaha : Lance pour le combat rapproché.
- Mere : Massue courte.
- Stratégies de Guerre:
- Attaques surprises (taua).
- Défenses de fortifications (pā).
Tangaroa, le Dieu de la Pêche
Tangaroa est vénéré comme le dieu des océans et des poissons, gouvernant ainsi sur la pêche, un aspect vital de la survie Māori. La pêche n’est pas seulement une quête pour la nourriture mais est également considérée comme un acte respectant les lois de la nature dictées par Tangaroa. Les pêcheurs doivent suivre des rituels stricts pour assurer une récolte abondante et pour éviter d’offenser ce puissant dieu.
- Rituel de Pêche:
- Karakia : Incantations pour attirer les poissons.
- Respect des saisons de pêche, conformément aux cycles naturels.
Pouvoirs Surnaturels
Les Māoris croient en l’existence des pouvoirs surnaturels qui influencent la guerre et la chasse. Ces pouvoirs sont souvent sollicités à travers des incantations et des rituels censés protéger et renforcer les guerriers et les chasseurs. Des pratiques spécifiques telles que le mako, qui consiste à porter des dents de requin pour se protéger, mettent en évidence la croyance en ces forces invisibles mais omniprésentes.
La Faune et la Flore dans la Mythologie
La mythologie maorie donne une place prépondérante aux éléments naturels, leur attribuant des caractéristiques divines et des rôles clés dans les légendes.
Oiseaux
Dans la mythologie maorie, les oiseaux sont souvent vénérés comme des messagers des dieux ou incarnent des ancêtres divinisés. Tāne, le dieu des forêts et des oiseaux, a créé le premier des oiseaux et leur a enseigné le chant. La légende de Rūaumoko, le dieu des tremblements de terre, fait également mention des oiseaux, qui sont des indicateurs de sa présence lorsqu’ils volent de façon erratique.
- Kiwi : Associé à la déesse de la nuit, symbolise la protection et la vigilance.
- Keruru (pigeon maori) : Représente l’abondance et la fertilité grâce à sa taille et son apparence.
Forêts
Les forêts dans la mythologie maorie sont perçues comme des entités vivantes abritant des esprits, des dieux et de nombreuses créatures mythiques. Tāne-mahuta est le dieu de la forêt et de la création, responsable de la séparation du ciel et de la terre et du peuplement des forêts avec des créatures. Les forêts sont sacrées, considérées comme des ancêtres et sont le lieu de nombreuses légendes et récits.
- Kauri : Ancestral et puissant, le grand arbre Kauri est au cœur de nombreux mythes.
- Fougères : Large variété de fougères, dont la fougère argentée, symbole national fort.
Îles
Les îles sont centrales dans les récits de création et représentent souvent les corps des ancêtres ou des dieux dans la mythologie maorie. Par exemple, la légende de Maui tissant le filet pour capturer le grand poisson du nord, qui est une métaphore pour l’île du Nord de la Nouvelle-Zélande. La mer autour des îles, peuplée de poissons et autres créatures marines, a également une grande importance et est habitée par des divinités telles que Tangaroa, le dieu de la mer.
- Création des îles : Issus des actions héroïques des demi-dieux et des dieux.
- Mer et poissons : La mer est un larder divin, réserve de ressources et d’histoires mythiques.
L’Univers et la Création du Monde Naturel
Dans la mythologie maorie, l’univers et le monde naturel trouvent leur origine dans un récit riche où les astres tiennent un rôle essentiel.
Les Étoiles
Dans la vision maorie, les étoiles sont des entités célestes de grande importance. Elles sont souvent considérées comme des ancêtres ou des guides, et leur arrangement dans le ciel est le tissu même de la voûte céleste. D’après la tradition, Matariki (l’amas d’étoiles connu sous le nom des Pléiades dans d’autres cultures) marque le début de la nouvelle année et est relié à la santé et à l’abondance.
- Rangi : Le père ciel, l’un des deux premiers êtres dans la création du monde.
- Whetū : Terme maori signifiant “étoile”, au pluriel “whetūrangi” désignant le domaine céleste.
L’observation des étoiles était fondamentale pour la navigation et la compréhension du temps, démontrant la relation symbiotique entre les Maoris et l’univers.
La Lune
La Lune, ou Marama, joue également un rôle significatif dans la compréhension maorie de l’univers. Elle régit les marées et les cycles de la vie, influençant les activités de pêche et l’agriculture. Le calendrier lunaire maori est étroitement interconnecté avec le monde naturel, avec ses phases qui dictent les comportements écologiques et sociaux.
- Te Marama : La Lune en tant qu’entité, observée pour déterminer les périodes propices à certaines actions.
- Hina : Souvent associée à la Lune dans les mythes, elle est parfois considérée comme une déesse ou une figure spirituelle liée à la création et à la fertilité.
Rituels et Superstitions
Les rituels et superstitions Maoris sont étroitement liés à leur compréhension du monde et à l’organisation de leur société. Ils touchent tous les aspects de la vie quotidienne par l’intermédiaire de leurs croyances profondément ancrées.
Tohunga
Les Tohunga sont des experts rituels et spirituels dans la société Maorie. Ils occupent une place centrale dans les rituels (tikanga) and sont considérés comme les gardiens du savoir traditionnel. Leur rôle consiste à guider les rites de passage, les cérémonies de guérison et les consultations spirituelles. On leur attribue souvent la connaissance de Whakapapa, la généalogie qui est essentielle pour comprendre les liens familiaux et sociaux ainsi que pour la préservation de l’histoire et de la culture Maories.
- Cérémonies de naissance : bénédictions par un Tohunga.
- Guérison : pratiques holistiques alliant prières et herbes.
Aituā
L’Aituā désigne un présage ou malheur et est profondément enraciné dans les superstitions Maories. Ces mauvais présages sont souvent interprétés par les Tohunga et peuvent être liés à des violations de tikanga (coutumes) ou des déséquilibres dans les relations spirituelles. Les Maoris croient que les Aituā peuvent affecter les individus et les communautés, conduisant à des rituels pour écarter le malheur ou apaiser les esprits.
- Signes annonciateurs d’Aituā : phénomènes naturels, rêves.
- Rituels de protection : chants, prières, et objets sacrés.
Whakapapa
Whakapapa est la généalogie, un aspect fondamental de la culture Maorie qui confère identité et statut. Cette connaissance connecte les individus à leurs ancêtres, à la terre (whenua), et au monde spirituel. La transmission de Whakapapa est essentielle, car elle renforce les liens communautaires et respecte les ancêtres qui sont considérés comme toujours présents et influents dans la vie des Maoris.
- Documentation de Whakapapa : récits oraux et chants.
- Importance dans les rituels : fondement de la majorité des cérémonies Maories.
Les pratiques décrites reflètent une façon de vivre cohérente et intégrée à la vision du monde Maorie.
Transmission Intergénérationnelle
La transmission intergénérationnelle dans la mythologie Maori s’effectue principalement par des récits oraux et des pratiques culturelles. Ces traditions se perpétuent de génération en génération, assurant la préservation de la richesse culturelle des tribus.
Nga Mahi a nga Tupuna
Dans la culture Maori, Nga Mahi a nga Tupuna, qui signifie les actions des ancêtres, constitue un aspect crucial de l’héritage culturel, transmis à travers des histoires et des légendes. Ce mode de transmission oral permet une interaction vivante entre l’ancienne et la nouvelle génération. Pour les Ngāti Rangiwewehi, un iwi (tribu) de l’île du Nord de la Nouvelle-Zélande, ces récits sont essentiels pour comprendre l’origine de leur existence et les exploits de leurs ancêtres, tels que Nga Tama a Rangi.
- Représentation dans la culture:
- Chants: Utilisés pour réciter des généalogies et des exploits.
- Contes: Racontent les voyages et les guerres.
- Rites: Cérémonies pour honorer les ancêtres.
Les Histoires de Tribus
Les récits tribaux sont une compilation de mythes, de légendes et d’histoires transmises verbalement qui consolident l’identité et les valeurs de la tribu. Chaque tribu possède ses propres récits, qui incluent souvent des enseignements moraux, des explications de phénomènes naturels et des récits de création. Ces histoires jouent un rôle vital dans l’éducation des jeunes Maoris, leur inculquant respect pour leur culture et leur histoire. Le pouvoir du conte est un vecteur d’apprentissage et de continuité culturelle.
- Importance dans l’éducation:
- Transmission des valeurs: L’intégrité, le courage, et la communauté.
- Explication du monde: Les récits expliquent les particularités de la terre et du ciel.
- Continuité culturelle: Les jeunes générations s’approprient les histoires pour façonner leur avenir.
Influence et Interaction Polynésienne
La mythologie Maori est étroitement liée aux récits mythologiques de toute la Polynésie, une région qui inclut les îles de la Société. Ces îles furent essentielles dans la dissémination de la culture polynésienne et, de même, des mythes qui traversaient l’océan. Hawaiki est un élément central, souvent mentionné comme la patrie ancestrale des Maoris et d’autres peuples polynésiens. C’est à partir de là qu’auraient navigué les ancêtres vers la Nouvelle-Zélande et d’autres points de Polynésie.
Les mythes véhiculés parmi les îles de la Société ont influencé les Maoris d’une manière profonde. Les interactions constantes entre ces communautés insulaires ont facilité un partage de croyances cosmogoniques, de dieux, et de héros légendaires. Par exemple, le dieu de la mer, Tangaroa, se retrouve à travers la mythologie polynésienne sous différents noms.
Dans la tribu Ngāti Rangiwewehi, située dans la région de Te Arawa en Nouvelle-Zélande, cette connexion avec d’autres cultures Polynésiennes est visible dans leurs traditions orales et leurs arts. Leurs récits mythologiques reflètent une histoire partagée avec d’autres îles polynésiennes, malgré les variations locales qui se sont développées avec le temps.
En conclusion, l’impact des interactions polynésiennes sur la mythologie Maori est indéniable. Les échanges culturels ont engendré un tissu commun de traditions mythologiques, qui continue à lier la Nouvelle-Zélande et les îles de la Polynésie à travers des histoires et croyances partagées.