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POUR TOUT SAVOIR SUR LA MYTHOLOGIE LAPONNE

Mythologie Laponne

La mythologie laponne, ou sami, des peuples indigènes de la région arctique de la Scandinavie, est riche en récits de divinités, d’esprits et de créatures mythiques. Les Sami croyaient en des dieux de la nature, comme Radien, le dieu créateur, et Beaivi, la déesse du soleil. Les récits mythologiques incluent des histoires de chamans, ou noaidi, qui pouvaient voyager entre le monde des esprits et celui des humains. Les esprits de la nature, tels que les sieidi (pierres sacrées) et les haltijas (esprits gardiens), jouent des rôles centraux. Les pratiques religieuses incluaient des offrandes, des chants joik et des rituels chamaniques pour communiquer avec les esprits et obtenir leur aide. Les traditions orales et les symboles sacrés étaient des moyens clés de préserver et de transmettre ces mythes. La mythologie laponne continue d’influencer la culture et les traditions des Sami.

Mythologie Laponne : Aperçu des croyances samies

La mythologie laponne, qui fait référence aux croyances traditionnelles et aux récits mythiques du peuple Sami, autochtones de la région de Laponie en Europe du Nord, se distingue par sa riche connexion avec la nature et les éléments. Cette tradition orale, transmise de génération en génération, est intimement liée au mode de vie nomade des Sami, à leur relation étroite avec leurs troupeaux de rennes, ainsi qu’à leur respect profond pour la terre et ses créatures. Les pratiques chamaniques et la vénération des esprits de la nature jouent un rôle central dans la mythologie laponne, illustrant la manière dont ce peuple comprend et interagit avec le monde surnaturel.

En contraste avec la mythologie laponne, la mythologie japonaise présente un panthéon de dieux et déesses très structuré, reflet de la hiérarchie et des valeurs sociales du Japon. Connue sous le nom de Shinto, la religion indigène du Japon, elle se caractérise par des rituels précis, des récits de création du monde, et un ensemble important de divinités (kami) qui incarnent des éléments naturels, des phénomènes météorologiques et des forces cosmiques. Le folklore japonais est aussi peuplé de yōkai, des créatures surnaturelles, qui témoignent de l’imaginaire riche et varié de la culture japonaise.

La culture et l’histoire japonaise ont été profondément influencées par ces croyances, qui imprègnent l’art, la littérature, la cérémonie du thé, les fêtes nationales et la vie quotidienne. Alors que la pratique du Shinto est ancienne et ancrée dans la tradition, elle coexiste aujourd’hui avec le bouddhisme et d’autres influences culturelles, créant un tissu religieux et mythique complexe et hétérogène. La mythologie laponne et la mythologie japonaise, malgré leurs différences profondes, témoignent chacune de la manière unique et riche dont les peuples interprètent leur existence et leur environnement à travers le prisme de la mythologie et de la spiritualité.

Origines du Shintoïsme

Le Shintoïsme puise ses racines dans les mythes de création du Japon, où les dieux Izanagi et Izanami jouent un rôle clé, et la déesse solaire Amaterasu est au cœur de la genèse du monde.

Izanagi et Izanami

Izanagi et Izanami sont des entités divines centrales dans la mythologie shinto. Ils sont crédités de la création du Japon et d’autres divinités (kami) selon le récit du Kojiki, le plus ancien texte historique du Japon. Dans la genèse du monde, Izanagi et Izanami utilisaient la lance céleste, Ame-no-nuboko, pour remuer l’océan primordial. En retirant la lance, les gouttes qui tombèrent formèrent les îles du Japon.

  • Action de création: Agiter l’océan et former des îles
  • Légende associée: Rôle dans le Kojiki
  • Symbolique: Union des énergies masculines et féminines

Amaterasu et la Création du Soleil

Amaterasu, considérée comme la déesse du soleil dans la mythologie shinto, est née lorsque Izanagi se nettoya l’œil gauche après son retour du Yomi, le monde des morts. Elle symbolise la lumière et la bienveillance, des aspects vitaux pour la société japonaise. Sa naissance représente le début d’une nouvelle ère de lumière et la genèse du monde sous le Shintoïsme.

  • Naissance: Issue du nettoyage de l’œil d’Izanagi
  • Rôle: Déesse du soleil et mère des empereurs
  • Influence: Culte solaire central dans la société

Ces récits sont fondamentaux pour comprendre les croyances shinto ainsi que les pratiques culturelles et religieuses qui influencent jusqu’à aujourd’hui la société japonaise.

Les Kami et la Nature

Les pratiques shintoïstes illustrent le lien profond entre les Kami, entités spirituelles, et leur respect pour la nature, soulignant l’importance de la purification au sein des sanctuaires shinto.

Kami et le Respect de la Nature

Dans le shintoïsme, les Kami représentent les esprits ou divinités associés aux éléments naturels. Ces entités spirituelles incarnent la force vitale de lieux précis tels que forêts, montagnes, rivières et roches. La nature est perçue comme sacrée et les Kami comme ses gardiens. Le respect de la nature est donc un devoir fondamental des fidèles, chaque élément naturel étant une manifestation des Kami. Les sanctuaires shinto, souvent entourés de nature, servent de points de connexion entre les humains et ces entités.

Principaux éléments de respect :

  • Harmonie avec la nature : Préserver l’équilibre et éviter la destruction des environnements naturels.
  • Cérémonies saisonnières : Reconnaissance des Kami durant des événements naturels tels que le changement de saisons.
  • Offrandes : Présenter aux Kami des présents, souvent des produits naturels, pour montrer gratitude et respect.

Rituel de Purification et Pratiques Shinto

Le Shinto envisage la purification, ou harai, comme essentielle pour maintenir la relation harmonieuse entre les kami et les humains. Ces rituels de purification consistent à repousser et éliminer la souillure ou la malveillance, afin de renouveler l’esprit. Ils se pratiquent aussi bien dans la vie quotidienne que lors de cérémonies spéciales. Les sanctuaires shinto jouent un rôle central dans ces pratiques, étant des lieux où la purification rituelle peut être effectuée.

Méthodes de purification :

  • Omizu-tori : L’utilisation de l’eau des rivières ou des sources sacrées pour purifier le corps avant d’entrer dans les espaces sacrés.
  • Shubatsu : L’emploi de branches de sakaki (un arbre sacré) pour asperger de sel ou d’eau bénite.
  • Harae : Des incantations et prières spéciales chantées pour éloigner impuretés et malédictions.

Textes Fondateurs

Les textes anciens du Japon, notamment le “Kojiki” et le “Nihon Shoki”, offrent un aperçu détaillé des mythes de la création et des histoires de divinités et d’empereurs, fondant ainsi les bases de la mythologie et de l’histoire japonaise. Ces œuvres sont largement considérées comme des compilations critiques des traditions orales japonaises anciennes.

Kojiki

Le Kojiki, également connu sous le nom de “Chroniques des faits anciens”, est le plus ancien récit écrit existant au Japon. Composé en 712, il détient une importance primordiale en tant que source pour la compréhension des mythes de création et des récits divins de la mythologie japonaise. Le Kojiki se divise en trois parties :

  1. Les mythes de la création du ciel et de la terre
  2. Les récits des divinités
  3. Les généalogies des empereurs

Ce texte met un fort accent sur la transmission orale, conservant la structure des chants et récitations qui étaient courants avant sa mise par écrit.

Nihon Shoki

Quant au Nihon Shoki, ou “Chroniques du Japon”, achevé en 720, il offre une narration plus détaillée et s’inscrit dans un style plus chinois de rédaction historique. Ce document se compose de 30 volumes et incorpore divers éléments, tels que :

  • Des récits mythologiques
  • Des chronologies d’événements historiques
  • Des poésies

Ces éléments sont présentés dans un langage classique, reflétant l’admiration de la cour pour la culture et les coutumes chinoises. Il complète le Kojiki en fournissant des versions alternées de certains mythes et en ajoutant des récits historiques et généalogiques supplémentaires.

Pantheon des Divinités Shinto

Le panthéon shintoïste se compose d’une myriade de kami, déités régissant les aspects variés de la nature, la société et la moralité. Voici une exploration des figures divines les plus vénérées aux esprits les plus subtils qui peuplent cette religion animiste.

Divinités Majeures

Les divinités majeures du shintoïsme sont souvent désignées par le terme “kami” et jouissent d’une influence prépondérante sur la vie religieuse et culturelle du Japon.

  • Amaterasu-ōmikami: Souvent simplement appelée Amaterasu, elle est la déesse du Soleil et est considérée comme la plus importante des divinités shinto. Soeur de Susanoo, le dieu des tempêtes, et de Tsukuyomi, le dieu de la lune, Amaterasu est aussi vénérée en tant qu’ancêtre de la famille impériale japonaise.
Nom Domaine Description
Amaterasu Soleil Déesse solaire, shehra de l’univers shinto.
Hachiman Guerre Kami de la guerre, patron des samouraïs.

Divinités Mineures et Esprits

En plus des grandes divinités, le shintoïsme reconnaît l’existence de nombreuses autres entités moins puissantes, telles que les divinités mineures et les esprits de la nature et des ancêtres.

  • Yōkai : Il s’agit d’un terme générique désignant un large éventail de créatures surnaturelles, souvent liées aux forces naturelles et aux phénomènes mystérieux.

Les kamis mineurs peuvent être les esprits de phénomènes naturels spécifiques, ou encore des ancêtres déifiés qui protègent leurs descendants et sont respectés dans les nombreux sanctuaires shinto à travers le Japon. Ces entités peuvent influencer de petits aspects de la vie quotidienne et naturelle et sont honorées à travers des rituels et offrandes spécifiques.

Mythes et Légendes Célèbres

Les récits mythologiques japonais recèlent d’histoires où bravoure et mystique se côtoient à travers des figures héroïques et légendaires.

Susanoo et le Dragon

Dans la mythologie japonaise, Susanoo, le dieu du vent et de la mer, est une figure centrale connue pour son tempérament tumultueux et rebelle. Une de ses aventures les plus fameuses est le combat contre un dragon terrifiant, Yamata no Orochi. Ce monstre aux huit têtes et huit queues terrorisait la province d’Izumo.

  • Combat de Susanoo : Pour vaincre le dragon, Susanoo élabore un plan rusé où il utilise de l’alcool de riz pour intoxiquer la bête.
  • Sauvetage : Susanoo sauve Kushinada-hime, une jeune fille destinée en sacrifice au monstre.
  • Découverte de l’épée : Après avoir tué l’Orochi, il découvre l’épée sacrée, Kusanagi-no-Tsurugi, dans l’une de ses queues, une relique emblématique dans la culture japonaise.

Momotarō, l’Enfant Pêche

Momotarō, autre héros légendaire du folklore japonais, est un personnage mythique souvent surnommé l’Enfant Pêche. Sa naissance est un des éléments les plus extraordinaires de son mythe.

  • Naissance miraculeuse : Il serait né d’une pêche géante que des personnes âgées, sans enfants, auraient trouvée flottant sur une rivière.
  • Croissance et quête : Devenu un jeune homme fort et brave, Momotarō embarque pour une quête visant à combattre des ogres (oni) sévissant sur une île lointaine.
  • Alliés animaux : Sur son chemin, il se lie d’amitié avec un chien, un singe et un faisan, qui l’aident dans sa mission.

Chaque mythe et légende porte en lui des valeurs inhérentes à la culture qui l’a vu naître, suscitant admiration et enseignant des leçons morales aux générations futures.

Les Créatures Mythologiques

Les figures célèbres du folklore japonais incluent des êtres surnaturels qui représentent à la fois des traits anthropomorphiques et des pouvoirs mystiques.

Oni et Tengu

Les Oni sont souvent décrits comme des démons redoutables avec une force surhumaine. Typiquement, ils sont représentés avec une peau rouge ou bleue, de multiples yeux ou bras, et portent des kanabō (des massues d’armes).

Aspect de l’Oni Détail
Peau Rouge ou bleue
Visage Mençant avec des cornes
Comportement Agressif et malfaisant
Association Le mal et la destruction

Les Tengu sont considérés comme des protecteurs des forêts et des montagnes. Ce sont des créatures mi-homme, mi-oiseau, connues pour leur habileté martiale et pour jouer des tours aux orgueilleux.

  • Traits distinctifs:
    • Visage rouge et long nez pour le Tengu rouge (Daitengu)
    • Plumes et ailes pour le Tengu corbeau (Karasu Tengu)
  • Capacités:
    • Voler
    • Manipuler le vent

Kitsune et Tanuki

Les Kitsune sont des esprits de renards possédant des capacités magiques, notamment celle de changer de forme. Ces créatures sont souvent liées à la divinité shinto Inari et peuvent être bénéfiques ou malicieuses.

Il existe des caractéristiques clés associées aux Kitsune :

  • Intelligence et longévité accrues avec l’âge
  • La capacité de créer des illusions
  • Les Kitsune bienveillants sont appelés zenko, tandis que les malveillants sont connus sous le nom de yako

Le Tanuki est une autre créature métamorphe de la mythologie japonaise. Apparaissant comme un chien viverrin, le Tanuki est réputé pour sa jovialité et son amour de la farce.

Voici des éléments spécifiques au Tanuki :

  • Représentation avec un chapeau de paille, une bouteille de saké et une dette impayée
  • Reconnu pour sa capacité à se transformer, souvent utilisée pour tromper les humains
  • Symbole de prospérité et de chance

Ces yokai sont intégraux à la compréhension des nuances complexes et de la richesse des mythologies japonaises, reflet d’une culture où les frontières entre le monde naturel et le surnaturel sont souvent floues.

Rites et Célébrations

Les rites et célébrations lapons constituent des éléments fondamentaux de leur culture, marquant le respect des traditions et la communion avec la nature.

Fêtes Traditionnelles

Les Samis, peuple autochtone de la Laponie, organisent divers festivals tout au long de l’année pour honorer les saisons et les transitions de la vie. Parmi les festivals les plus connus, on retrouve le Jokkmokk Winter Market, qui se tient chaque année en février depuis 400 ans. C’est un moment où les communautés se rassemblent pour célébrer leur patrimoine culturel à travers des chants, des danses et des marchés d’artisanat.

Festival de l’Été Sami:

  • Quand : Juillet
  • Activités :
    • Concours de lancer de lasso
    • Courses de rennes
    • Expositions d’art sami

Les rituels associés à ces festivals reflètent un profond respect pour l’environnement et une forte connexion avec les ancêtres. Les célébrations sont également des occasions de transmettre des connaissances et des compétences culturelles aux jeunes générations.

Ema et les Offrandes

L’utilisation d’ema – des tablettes en bois où l’on inscrit des vœux ou des prières – est une pratique courante dans les rites samis. Les emas sont souvent suspendues dans des lieux sacrés, comme par exemple les sieidis, des lieux naturels vénérés, où les Samis effectuent des offrandes pour témoigner leur respect et demander protection aux esprits de la nature.

Tableau récapitulatif des offrandes rituelles :

Objet But Occasion
Nourriture Apaiser les esprits Fêtes saisonnières
Objets artisanaux Remercier la nature Rituels de chasse
Ema personnalisées Solliciter des bénédictions Événements de vie

Le fait d’accrocher des emas est un acte symbolique destiné à renforcer le lien entre les Samis et le monde spirituel. Cela illustre combien le respect de la nature et la perpétuation des traditions sont essentiels dans la culture laponne.

Influence Culturelle

La mythologie laponne a exercé une influence notable sur divers aspects de la culture contemporaine, en particulier dans les arts et la littérature. Cette influence s’étend également à l’empreinte durable du shintoïsme dans la société japonaise moderne.

Impact sur les Arts et la Littérature

Les racines profondes de la mythologie laponne se retrouvent dans les arts et la littérature contemporaine. Des peintures et sculptures s’inspirent de la richesse des mythes pour créer des œuvres qui allient tradition et modernité.

  • Peinture: Des motifs traditionnels sont souvent repris et stylisés dans le travail d’artistes modernes.
  • Sculpture: Les figures mythiques servent de modèle pour des œuvres qui célèbrent l’héritage culturel lapon.

La littérature, notamment les mangas populaires, s’est fréquemment tournée vers ces récits antiques pour forger des histoires captivantes qui font écho auprès des jeunes générations. Des personnages de la mythologie laponne deviennent ainsi des protagonistes ou des inspirations dans des séries à succès.

  • Mangas: Des séries telles que Kamigami no itadaki intégrant des éléments mythologiques lapons en sont un parfait exemple.

Shintoïsme dans la Société Moderne Japonaise

Le shintoïsme, influencé par la mythologie laponne, maintient sa présence dans la société moderne japonaise. Le culte de la lignée impériale, vu comme descendant direct des Kami, reste un point central du shintoïsme et témoigne de la perpétuation des croyances anciennes au sein de la culture contemporaine.

  • Rituels: Des pratiques rituelles shintoïstes continuent d’être observées, telles que les festivals (matsuri) et les cérémonies de purification (harai).
  • Architecture: Des sanctuaires shintoïstes sont construits selon des principes architecturaux traditionnels qui reflètent l’importance de la religion et de la mythologie dans la société.

Cet aspect religieux a imprégné non seulement les traditions culturelles, mais aussi la façon dont le folklore est parlé et partagé au Japon. Il confirme l’influence intemporelle de la mythologie laponne sur la société japonaise.

Sites et Architecture Shinto

L’architecture Shinto est caractérisée par ses sanctuaires et les toriis qui en marquent l’entrée. Ces éléments reflètent la spiritualité et les traditions du Japon.

Sanctuaires Importants

Les sanctuaires Shinto, ou sanctuaires shinto, sont des lieux sacrés qui hébergent les kami (esprits divins). Ils varient de structures simples à des complexes architecturaux élaborés, souvent situés dans des sites naturels remarquables. En voici quelques exemples notables :

  • Ise Jingu : Considéré comme le plus sacré des sanctuaires Shinto, Ise Jingu est dédié à Amaterasu, la déesse du soleil. Il est reconstruit tous les 20 ans selon un rituel ancien, maintenant la tradition de l’architecture Shinto.
  • Itsukushima Shrine: Connue pour son torii flottant, cette structure est unique en raison de sa location sur l’eau, créant une harmonie avec la nature environnante.
  • Meiji Shrine: Situé à Tokyo, il est dédié à l’empereur Meiji et à l’impératrice Shoken, représentant un mélange de tradition et de modernité.

Torii, la Porte Sacrée

Les torii sont des portiques traditionnels qui marquent l’entrée d’un sanctuaire. Ils symbolisent la séparation entre le monde profane et l’espace sacré. L’architecture de ces portes varie selon les régions et les sanctuaires. Voici quelques caractéristiques typiques :

  • Matériaux : Souvent construits en bois, pierre ou parfois en métal, et sont traditionnellement laqués en rouge et noir.
  • Design : Deux montants verticaux soutiennent deux traverses horizontales, la seconde étant souvent légèrement courbée vers l’extérieur.

De simples portes en bois à d’imposantes structures en béton, les torii sont des icônes architecturales du Shinto et contribuent à l’esthétique culturelle du Japon.

Le Shintoïsme et D’autres Croyances

Le Shintoïsme s’entremêle historiquement avec d’autres systèmes de croyance au Japon, notamment avec le bouddhisme, et a été influencé par les pratiques de la famille impériale.

Syncretisme avec le Bouddhisme

Au fil des siècles, le Shintoïsme et le Bouddhisme au Japon ont développé une relation complémentaire caractérisée par le synchrétisme. Cette fusion des croyances et des pratiques religieuses est appelée Shinbutsu-shūgō (神仏習合). Historiquement, il n’était pas rare de voir des sanctuaires Shinto et des temples bouddhistes coexister au sein d’un même complexe religieux, les fidèles rendant hommage aux kami (esprits ou divinités du Shintoïsme) et aux Bouddhas simultanément.

  • Sanctuaires shinto
    • Dédiés aux kami
    • Préservation de la pureté rituelle
  • Temples bouddhistes
    • Lieux de méditation et d’apprentissage des enseignements du Bouddha
    • Focalisés sur le soulagement de la souffrance et le cycle de la réincarnation

La distinction entre ces deux traditions n’est devenue nette qu’avec la politique de séparation Shinto-Bouddhiste (Shinbutsu bunri) au début de l’ère Meiji, qui a cherché à purifier le Shintoïsme des influences bouddhistes.

Influence de la Famille Impériale

La famille impériale du Japon a joué un rôle crucial dans la préservation et la promotion du Shintoïsme, souvent perçu comme la religion ethnique des Japonais. Les empereurs étaient traditionnellement vus comme des descendants directs de la déesse du soleil Amaterasu, ce qui leur conférait un statut divin. Ils exécutaient d’importantes cérémonies shintoïstes et maintenaient leur rôle en tant que prêtres suprêmes du Shinto.

Points clés :

  • Les empereurs effectuent des rituels shinto.
  • Ils renforcent le lien entre la famille impériale et la religion.

Pendant l’ère Meiji, la Restauration de Meiji a renforcé l’association entre la famille impériale et le Shintoïsme par le biais de l’idéologie appelée Kokka Shintō (Shintoïsme d’État). Cela impliquait également la centralisation et le soutien de certaines pratiques shintoïstes pour promouvoir l’unité nationale et l’identité japonaise.

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