
Caractéristiques de la vuvuzela
- Classification : instrument à vent
- Pays d’origine : Afrique du Sud
- Matériaux : plastique
- Tessiture : si bémol
- Genre de musique : fanfare, musique d’orchestre
- Musiciens célèbres : –
- Chanson emblématique : –
La vuvuzela est un instrument de musique à vent qui a gagné une notoriété mondiale lors de la Coupe du monde de la FIFA en 2010, organisée en Afrique du Sud. Elle produit un son distinctif, souvent décrit comme strident et bruyant. Bien que cet outil musical ait suscité des réactions mitigées en raison de son volume élevé, il s’avère être un accessoire incontournable lors des fanfares.
La vuvuzela, également appelée lepatata en setswana (langue sud-africaine) et parfois francisée en « vouvouzela », est une corne d’une longueur d’environ 70 cm. Elle produit une note forte et monotone, généralement autour de si bémol.
Cet instrument peut être fabriqué en deux parties pour faciliter le stockage, permettant ainsi une variation du pas. Divers fabricants proposent plusieurs modèles, chacun capable de produire des intensités et des fréquences variées, en fonction de la technique de soufflage et de la pression exercée.
Initialement conçue en étain, l’entreprise sud-africaine Masincedane Sport a introduit sur le marché des modèles fabriqués en matière plastique.
La vuvuzela a été popularisée dans les années quatre-vingt-dix par les fervents supporters des clubs de football de Soweto en Afrique du Sud, tels que les Kaizer Chiefs et les Orlando Pirates. Cette corne a acquis une renommée internationale lors de la Coupe des confédérations 2009. Elle est devenue omniprésente lors de la Coupe du monde de football de 2010, organisée en Afrique du Sud. Elle a suscité à la fois l’enthousiasme des fans et des controverses en raison du bruit strident qu’elle génère pendant les matchs. En dépit des critiques, cet accessoire musical est devenu un symbole marquant de cet évènement.
L’histoire de la vuvuzela remonte aux années soixante en Afrique du Sud. Cependant, des instruments lui ressemblant existent depuis bien plus longtemps. Des aérophones en plastique, tels que la corneta et des dispositifs similaires, étaient déjà utilisés au Brésil et dans d’autres pays d’Amérique latine. Par ailleurs, un outil musical similaire apparaît dans le tableau The Dinner Horn de l’illustrateur américain Winslow Homer en 1870.
Les origines du terme « vuvuzela » sont imprécises. Il serait apparu pour la première fois en Afrique du Sud à partir de la langue zouloue ou d’une langue nguni. Une autre source suggère qu’il serait une onomatopée du son « vou-vou » produit par l’instrument.
Son autre nom lepatata vient, quant à lui, de la langue Sepedi, signifiant « faire un bruit de souffle ».
Des controverses autour de l’origine de cet outil musical ont émergé au début de l’année 2010. Freddie « Saddam Maake », fan sud-africain des Kaizer Chiefs, a affirmé avoir inventé la vuvuzela en fabriquant une version en aluminium en 1965 à partir d’un klaxon de vélo. Il a présenté des preuves photographiques de lui tenant un modèle dans les années soixante-dix, quatre-vingt et quatre-vingt-dix. Aussi, il a prétendu avoir donné à l’instrument ce nom zoulou signifiant « bienvenue », « unir » et « célébration ». Suite à cela, il crée une entreprise, fabriquant jusqu’à 50 000 exemplaires par mois.
L’usine Masincedane Sport a joué un rôle essentiel dans la popularisation du modèle en plastique, devenu omniprésent lors des matchs de football sud-africains à partir de 2002. Parallèlement, l’Église baptiste de Nazareth a revendiqué l’instrument comme appartenant à sa communauté.
Jouer de la vuvuzela est relativement simple. Il suffit de souffler dans la corne. Le son qu’il produit est monotone, rappelant celui d’une corne de brume, d’un barrissement d’éléphant ou d’un bourdonnement d’essaim d’abeilles.
L’amplitude sonore de cet instrument peut atteindre jusqu’à 130 décibels, dépassant ainsi le bruit émis par une tondeuse à gazon, un klaxon de voiture, une tronçonneuse, un marteau piqueur, voire une discothèque. Bien que cette caractéristique ait contribué à créer une ambiance vibrante lors de grands événements sportifs, elle a soulevé des préoccupations quant aux risques pour la santé auditive des personnes exposées de manière prolongée.
Face à la forte amplitude sonore de la vuvuzela, des processus de filtrage, notamment le filtre Notch, ont été proposés pour réduire son impact lors des émissions. Ses fréquences sont élevées, autour de 235 Hz, avec un premier partiel à 465 Hz. Cependant, l’application de ces techniques impacte la clarté des commentaires audio. Ainsi, des solutions adaptatives ont été développées par des universités et des organismes de recherche, visant à maintenir la clarté des voix des commentateurs tout en atténuant le bruit de la foule. Certaines de ces méthodes ont été adoptées par des fournisseurs de télévision par câble.
Pour le public, un modèle plus récent avec un embout modifié a été conçu, avec une réduction de volume de 20 dB.
Des études ont révélé que la vuvuzela pourrait entraîner des risques pour la santé, à la fois en termes de transmission de maladies et de perte auditive. Des recherches ont démontré la possibilité de propagation aérienne de maladies par l’intermédiaire de gouttelettes émises par la corne, portant des germes de grippe et de rhume. Ces derniers peuvent rester en suspension dans l’air pendant des heures, présentant un risque d’infection plus élevé.
De plus, l’exposition prolongée à la vuvuzela, émettant une pression acoustique moyenne de 113 dB(A) à deux mètres, a été associée à un risque significatif de perte auditive. Des experts recommandent des précautions strictes pour limiter l’exposition à des niveaux sonores élevés.
La vuvuzela, bien qu’initialement conçue sans visée musicale, a trouvé sa place dans divers domaines culturels, de la musique aux manifestations publiques, en passant par le monde sportif.
Avec sa fondamentale en si bémol, cet accessoire a évolué au-delà de son rôle d’instrument sportif pour devenir un élément musical à part entière. Utilisée dans des fanfares, elle peut également être intégrée à des ensembles plus vastes. Un orchestre composé de 60 vuvuzelas par groupe de dix a même vu le jour.
Bien que son application dans la musique soit limitée, elle est intégrée dans certaines compositions notables. Parmi celles-ci figure le double concerto en do majeur de Timo Kiiskinen, professeur de musique à l’Académie Sibelius d’Helsinki. En outre, John-Luke Mark Matthews a composé un concerto en si bémol majeur destiné à cette corne et à l’orchestre.
La vuvuzela a été adoptée comme un moyen d’expression lors de manifestations. En 2020, des manifestants ont convergé vers le siège londonien de la société pétrolière BP avec cet instrument. Ils ont protesté contre la catastrophe de la marée noire de Deepwater Horizon.
En 2012, en Allemagne, lors d’une cérémonie officielle aux flambeaux, cette corne a été utilisée de manière symbolique pour exprimer le mécontentement de la population.
Aux États-Unis, elle était largement présente lors des manifestations pro-syndicales du Wisconsin en 2011, au point d’être incluse dans la liste des articles interdits au Capitole de l’État.
Au Québec, la vuvuzela a fait ses premiers pas au Carnaval de Québec en 1968, bien avant sa renommée mondiale pendant la Coupe du monde de 2010. Certains Québécois ont affirmé que cet instrument n’était pas nouveau et n’était qu’une variante de la trompette de carnaval.
Cet outil musical est un incontournable des matchs de football. La FIFA (Fédération internationale de football) a envisagé d’interdire son usage lors de grandes rencontres internationales. Toutefois, la South African Football Association (SAFA) s’y est opposée en défendant sa nécessité pour l’ambiance dans les stades. La FIFA a finalement accepté au nom de la « culture du bruit ».
Cependant, son intensité sonore a créé des défis, nécessitant des ajustements techniques pour atténuer son impact. Certains professionnels des médias, tels que journalistes et commentateurs sportifs, ont été équipés de microphones spéciaux conçus pour réduire le bruit ambiant.
Des casques antibruit, des filtres sonores et des modèles moins bruyants ont été adoptés pour améliorer le confort des spectateurs et faciliter la communication entre les joueurs.
Le choix d’une vuvuzela repose sur plusieurs critères essentiels pour garantir une expérience sonore optimale.
Tout d’abord, il est impératif de vérifier l’état général de l’instrument, en vous assurant qu’il ne présente ni fissure ni éraflure. En effet, de telles imperfections peuvent altérer significativement sa qualité sonore.
Deuxièmement, optez pour un modèle qui produit un son clair et vibrant, caractéristique de l’instrument.
Enfin, l’ajustement est également un critère à considérer. Une vuvuzela bien ajustée assure une étanchéité appropriée, évitant ainsi toute fuite indésirable de son.
Une fois ces critères de base pris en compte, vous pouvez explorer les options de personnalisation en termes de couleur et de matériaux (plastique, PVC et thermoplastique). De même, vous avez le choix entre plusieurs tailles, avec des longueurs de 25, 35 et 44 cm ou plus.
En tenant compte de ces éléments, vous trouverez le modèle idéal qui répond à vos préférences et vous accompagnera lors de vos événements.
Pour acquérir une vuvuzela, vous avez plusieurs options : les magasins de sport, de musique et de fournitures de fête, ainsi que les boutiques en ligne. France Minéraux offre également une variété de modèles diversifiés, tant au niveau de la couleur que de la taille et du design.