X

Vibraslap

instrument-vibraslap

Caractéristiques du vibraslap

  • Classification : instrument à percussion
  • Pays d’origine : États-Unis
  • Matériaux : bois, composite, métal
  • Tessiture :
  • Genre de musique : musique traditionnelle latino-américaine, musique traditionnelle africaine, musique afro-latine, rock, musique psychédélique, soul, groove
  • Musiciens célèbres : Brian Jones (1942-1969)
  • Chanson emblématique : Green Tambourine des Lemon Pipers (1967), Feelin’ Alright de Joe Cocker (1968), All Along the Watchtower de Jimi Hendrix (1968)

Tout savoir sur le vibraslap : ses caractéristiques, son historique, son fonctionnement, sa place dans la culture, son réglage, son apprentissage et ses critères d’achat

Le vibraslap est un instrument de musique appartenant à la famille des percussions. Il est considéré comme une évolution moderne de la mâchoire d’âne, un dispositif musical appartenant à la famille des idiophones.

Description du vibraslap

Il se caractérise par sa poignée en forme de « U » qui relie une sphère à un résonateur. Ce dernier contient des éléments vibrants constitués de tiges métalliques. 

Le vibraslap possède une longueur de 29 cm, une largeur de 16 cm, et une hauteur de 4 cm. Son poids total, incluant l’emballage, est de 0,33 kg. Cette configuration compacte et légère facilite le transport de l’instrument. Il est ainsi accessible pour les musiciens souhaitant l’utiliser dans divers contextes, notamment pour des performances dans des environnements variés.

instrument-vibraslap-description

Origines et histoire du vibraslap

Le vibraslap a été inventé par Martin Cohen en 1967. Le premier brevet était attribué à Latin Percussion, une entreprise spécialisée dans la fabrication d’instruments de musique.

L’impulsion pour le créer est venue d’un conseil donné à Cohen par le percussionniste Bobby Rosengarden. L’Américain suggérait à son compatriote de produire une version durable de la quijada. Cet instrument traditionnel d’origine afro-péruvienne, fait de mâchoire inférieure d’âne ou de zèbre, est connu pour sa tendance à se briser. Il a été apporté en Amérique du Sud par des esclaves.

Cohen a été inspiré par un son qu’il avait entendu dans un album de Cal Tjader. Il a conçu le vibraslap sans n’avoir jamais vu le maxillaire d’origine. Toutefois, il a compris que le son caractéristique émis par celui-ci provenait du cliquetis des dents desserrées, contenues dans des cavités, qui s’entrechoquent entre elles. 

Cette invention a préservé un élément de la musique traditionnelle africaine et latino-américaine. Il l’a également rendue accessible à un public plus large, grâce à sa robustesse et à sa fiabilité améliorées.

Le vibraslap dans la culture

Le vibraslap occupe une place à part entière dans l’univers des percussions. Il représente une addition relativement moderne au paysage musical. 

Cet instrument est capable de produire un son de manière continue. Son usage est bien illustré dans le morceau Dance Little Sister de Terence Trent D’Arby. Il est aussi entendu dans Sweet Tooth d’Intervals. Ces exemples démontrent sa polyvalence au-delà de son utilisation traditionnelle.

Cette forme évoluée de la quijada est employée dans divers genres musicaux, de la musique afro-latine au rock. Le titre Green Tambourine des Lemon Pipers témoigne de son usage dans la musique psychédélique. Le vibraslap est utilisé dans Feelin’ Alright, de Joe Cocker, un morceau qui fusionne des styles musicaux tels que la soul et le groove.

Steven Tyler en a cassé un lors de l’enregistrement de Sweet Emotion d’Aerosmith. Le groupe CAKE l’a aussi employé dans Mustache Man, Love You Madly, Nugget et Short Skirt/Long Jacket. Il est mis en vedette dans Crazy Train d’Ozzy Osbourne et dans Teenagers de My Chemical Romance. Brian Jones des Rolling Stones jouait de l’instrument dans le titre All Along the Watchtower de Jimi Hendrix.

Par ailleurs, ce type de percussion a trouvé une place de choix dans l’univers du cinéma comique. Il était fréquemment utilisé pour son effet sonore distinctif et humoristique.

instrument-vibraslap-fonctionnement

Fonctionnement du vibraslap

L’action de frapper ou de presser puis de relâcher brusquement la boule du vibraslap génère des vibrations. Elles se propagent à travers sa poignée en U, atteignant finalement la caisse de résonance. Cette transmission de l’énergie vibratoire produit un son caractéristique, assimilable à celui d’un hochet. 

Comment c’est fait ?

L’instrument se décline en plusieurs variantes, différenciées par leur taille ou les matériaux utilisés pour leur conception.

Le vibraslap se distingue par son résonateur en bois, souvent comparé à une cloche en raison de sa forme. Cette boîte abrite un ensemble de pièces métalliques telles que des broches ou des rivets. À l’intérieur de cette caisse de résonance se trouvent des éléments en acier fins, semblables à des dents. Le tout est complété par une poignée métallique en U, au bout de laquelle est fixée une boule en bois.

Comment en jouer ?

Pour jouer du vibraslap, l’instrument doit être tenu fermement par sa poignée ou fixé sur un support adapté. La technique implique de le garder dans une main, de façon à ce que la boule soit face à la paume de l’autre main ouverte. La frapper enclenche la vibration des dents métalliques situées à l’intérieur de la caisse de résonance. Ce processus est à l’origine du son distinctif de hochet, utilisé généralement pour marquer le début d’une nouvelle séquence rythmique. Cette méthode de jeu permet aux musiciens d’explorer diverses nuances sonores. Placer la main sur la boule stoppe le son.

Comment la musique est-elle conservée ?

La notation musicale pour les instruments à percussion, à l’instar du vibraslap, varie en fonction de son type et de son utilisation dans une composition. Ils peuvent être classés en deux catégories principales. Les chromatiques sont capables de produire des mélodies avec des notes précises : le xylophone, le vibraphone et les timbales. D’autres génèrent des sons indéterminés : la grosse caisse, les cymbales et les maracas.

Les instruments chromatiques sont notés de manière conventionnelle sur une portée à cinq lignes. Chaque note écrite équivaut à une note spécifique entendue lors de la performance. Cette méthode facilite l’écriture et la reproduction fidèle des compositions via MIDI. La hauteur des sons joués correspond directement à celle des notes écrites.

Pour les instruments produisant des sonorités indéterminées, la notation est adaptée de manière à représenter des effets sonores. Une clef particulière pour les percussions est employée à la place des clefs de sol, d’ut ou de fa traditionnels. Elle est faite de deux barres verticales parallèles. Chaque ligne ou interligne de la portée peut être assigné à différents instruments, selon les règles établies au début.

Les conventions d’écriture varient selon le type d’ensemble. Elles peuvent inclure l’usage de symboles spécifiques pour représenter différents accessoires, tels qu’une croix pour une cymbale. Dans les partitions d’orchestre, il est courant d’utiliser une portée par instrument pour simplifier la notation.

Réglage et entretien du vibraslap

Le réglage du vibraslap est simple et s’effectue en deux étapes. La première consiste en l’ajustement du boîtier, soit en le desserrant, soit en le serrant avec la main, selon les besoins. Le vissage de l’écrou constitue la seconde phase, permettant ainsi de bloquer celui-ci en fonction de la mise au point effectuée précédemment.

Il est conseillé de vérifier régulièrement l’équipement et de le maintenir en bon état pour assurer sa durabilité. En cas de doute, il est préférable de consulter un professionnel ou de se référer au manuel d’entretien fourni par le fabricant.

Apprentissage du vibraslap

L’apprentissage du vibraslap est accessible aux enfants dès cinq ans. Il offre une opportunité permettant de se familiariser très tôt avec les instruments de percussion. Des cours sont disponibles pour tout âge. 

Grâce à des ressources vidéos, les apprenants peuvent acquérir les bases et explorer les diverses sonorités que produit ce dispositif musical.

Choix du vibraslap

Disponible en différentes tailles et en divers matériaux, le choix du vibraslap idéal dépend de l’utilisation envisagée et des préférences personnelles.

Pour ceux en quête d’une sonorité amplifiée, les modèles de plus grand gabarit sont recommandés. Ils sont particulièrement appropriés aux performances en direct et en extérieur. En revanche, les versions plus compactes sont recommandées pour les enregistrements en studio, favorisant une intégration sonore adaptée aux espaces acoustiquement traités. Les musiciens itinérants peuvent opter pour des percussions confectionnées en bois ou en matériaux composites. Ces derniers offrent une alternative plus légère au métal. Par ailleurs, la robustesse et la longévité seront assurées par les versions métalliques.

L’attrait principal du vibraslap réside dans sa simplicité d’utilisation. En tant qu’instrument de percussion non accordé, il ne requiert pas de sélection selon une gamme spécifique. 

Pour les batteurs souhaitant l’intégrer à leur kit, des modèles montables sont disponibles. Ils permettent une diversité de sons grâce à la rotation de la chambre sonore. Ceux en quête d’un caractère sonore distinctif y trouveront un moyen d’enrichir leur palette musicale.

Les exemplaires de luxe constituent un choix de prédilection pour des sonorités encore plus profondes et un sustain prolongé. Ils offrent une richesse tonale appréciée des percussionnistes. Ces instruments ajoutent une dimension sonore unique à tout ensemble ou groupe de percussions.

France Minéraux possède une large gamme de vibraslaps. Débutants ou professionnels y trouveront chacun des modèles adaptés à leur goût.

instrument-vibraslap-apprendre
Retour au début

Recherche de produits

Le produit a été ajouté à votre panier