Le verrophone présente des similitudes avec d’autres idiophones en verre comme le glass harp et le glass harmonica. Cependant, il a l’avantage de bénéficier d’un volume acoustique plus élevé et d’une bonne réactivité. En fonction du nombre de tubes qui le composent, il peut avoir une tessiture allant jusqu’à trois octaves et demie.
Histoire du verrophone
Le premier instrument ressemblant au verrophone date de 1750. Par la suite, d’autres modèles de verres chantants ont été conçus. Toutefois, l’engouement pour ces cristallophones a baissé vers 1830. Après cette date, ils ont été carrément oubliés. Grâce à l’invention de la harpe de verre par Bruno Hoffmann en 1919, ils ont connu une période de renouveau. Cette dernière est, à cette époque, appelée « verrophone ». En 1986, le même terme est repris par le musicien Sascha Reckert pour désigner l’instrument qu’il a mis en place. Sa facture est inspirée de celle de son prédécesseur.
La création de l’euphonium de verre s’est inspirée du livre écrit par Hoffmann sur sa propre invention. Ce dernier n’ayant pas émis de description précise, Sascha Reckert a dû se servir de son imagination pour confectionner le même appareil qui le fascinait tant en ces temps-là. De là est né un modèle tout à fait différent dans toutes ces caractéristiques.