Fonctionnement et techniques de jeu du thavil
Le thavil émet des tonalités distinctes en fonction de la taille de ses peaux. La peau plus grande génère un son aigu lorsqu’elle est frappée, tandis que la peau plus petite produit une tonalité basse. Pour jouer, le musicien utilise les quatre doigts d’une main pour la première membrane, excluant le pouce, et une petite baguette pour l’autre membrane. Généralement, l’interprète enfile des protèges-pouces sur les doigts qui entrent en jeu. Ces revêtements sont fabriqués à partir d’une colle durcie à base de farine de maida, une variété de farine de blé originaire du sous-continent indien. Le son émis est assez puissant, et l’interaction complexe entre les deux membranes crée un ensemble de tonalités harmonieuses et rythmiques.
Quant à la posture, le tavil est fréquemment manipulé en étant suspendu à l’épaule du musicien par le biais d’une sangle en tissu. Cela dit, il peut également être joué en position assise.
Réglage et entretien du thavil
Le thavil, semblable à d’autres tambours, peut connaître des variations de son à un moment donné. Lorsque la peau de l’extrémité la plus grande n’est pas suffisamment tendue, vous avez la possibilité d’ajuster le système d’accordage. Une alternative consiste à l’approcher d’une source de chaleur pendant quelques minutes, la durée dépendant de l’intensité thermique. Il est conseillé de tester régulièrement la tension jusqu’à obtenir le résultat souhaité. Par ailleurs, si la peau à l’autre extrémité est trop tendue, vous pouvez l’humidifier en employant un chiffon mouillé, par exemple. Le réglage du système d’accordage peut également être une solution.
Hors usage, le thavil est à protéger des chocs, des variations soudaines d’humidité et de l’exposition au soleil. Le mieux est de le ranger dans une housse appropriée. En outre, l’application d’une petite quantité d’huile, une ou deux fois par an, permet de le maintenir en bon état. À cet effet, étaler de l’huile végétale d’amande douce ou de cameline sur la peau, à l’aide d’un chiffon doux, est recommandée. Cette méthode contribuera à nourrir la matière et renforcera sa résistance contre la sècheresse.