Dans la musique folklorique arménienne, cette percussion fait partie d’un ensemble comprenant :
- le dap (genre de tambourin) ;
- le dmblak (tambour à gobelet) ;
- le sring (flûte en bambou) ;
- le blul (flûte oblique en bois) ;
- le shvi (flûte à conduit pastorale) ;
- le tsiranaopogh ou duduk (flûte) ;
- le parkapzuk (cornemuse arménienne) ;
- le jnar (luth arménien) ;
- le pandir et le tavigh (harpes).
Des instruments d’origine étrangère tels que le oud arabe (cordophone pincé) et le kamancha (à cordes frottées), en provenance d’Iran, peuvent également intégrer l’ensemble.
Dans certaines régions comme Bihor, Maramures et Moldavie, ce tambour turc est surmonté d’une petite cymbale. Cette dernière est frappée à l’aide d’un bâton fin qui peut également servir à battre le bord de la percussion sous-jacente.
Fonctionnement du tapan
En pratique, le jeu du tapan permet de battre la mesure dans un ensemble. Pour ce faire, les membranes sont frappées à différentes zones à l’aide d’un bâton. Il en est de même pour la caisse et les cerceaux. Vous pouvez aussi vous servir de vos mains pour frotter les peaux.
Afin d’obtenir un motif rythmique plus complexe, les maillets utilisés sont de différentes tailles. Le plus grand est placé dans la main droite. Il est muni d’un embout connu sous le nom de « tokmak ». Les battements créés à cette issue amorcent le tempo de la musique jouée. En revanche, la main gauche tient le bâton le plus fin. Ce dernier permet de fractionner la valeur des notes.
Mesures d’entretien
Composé de bois et de peau animale, le tapan ne doit pas être exposé à une source de chaleur naturelle ou artificielle (exemple : radiateur). Bien qu’elle craigne l’humidité, cette percussion nécessite un taux d’hygrométrie compris entre 35 et 55 % pour optimiser ses performances sonores. En fonction des conditions du milieu, il peut être nécessaire de la vaporiser d’eau régulièrement pour éviter que la peau ne se dessèche. Cette précaution est valable en hiver, lorsque l’ambiance intérieure est sèche. Dans ce cas, l’aspersion d’eau se fait uniquement 5 min avant le jeu. Si un haut niveau d’humidité venait à modifier la sonorité de l’instrument, la solution recommandée est de le soumettre à une douce source de chaleur ou de le laisser au soleil pendant 15 min.
Pour prendre soin des membranes, celles-ci sont à graisser entre deux saisons avec de l’huile végétale comme celle issue de la noix de coco. L’application se fait de part et d’autre de la peau sans toucher aux cordes. Par ailleurs, l’usage d’un sac de transport ou d’une housse est indiqué pour protéger votre instrument contre l’humidité et les dépôts sales.