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Tapan

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Caractéristiques du tapan

  • Classification : percussion (membranophone)
  • Pays d’origine : Turquie
  • Matériaux : bois, peau animale, jute et métal (laçage)
  • Tessiture :
  • Genre de musique : folklorique turque, moderne, pop assyrienne
  • Musiciens célèbres :
  • Chanson emblématique :

Tout savoir sur le tapan : ses caractéristiques, son historique, ses utilisations culturelles, son fonctionnement, son entretien, son apprentissage et son achat

Le tapan est un grand tambour originaire de Turquie. Il fait partie des instruments emblématiques de ce pays. Il est répandu dans d’autres régions voisines où il porte différentes appellations. Les plus connues sont notamment davul, dhol et tabl. La conception à deux têtes de cette percussion lui permet de proposer un son plus riche.

Caractéristiques générales du tapan

Le tapan est constitué d’une caisse de résonance en bois dur. Les essences couramment utilisées pour sa facture sont le châtaignier et le noyer. Toutefois, d’autres variétés peuvent être exploitées selon les régions. Sur cette base cylindrique sont fixées les membranes en peau animale. D’une manière générale, celle de la chèvre est privilégiée pour couvrir la tête de l’instrument associée à la tonalité élevée. En revanche, les peaux de mouton, d’âne et de veau conviennent pour fournir un ton plus bas. Dans certaines localités, celles du loup et du chien sont plus appréciées pour leur résonance singulière.

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Pour fixer les membranes à la caisse de résonance, des cerceaux sont apposés sur le rebord du cylindre. Un cordage est ensuite enfilé de manière à former un motif en zigzag afin de lier les deux éléments. Il permet aussi de régler la tension des peaux pour ajuster leur sonorité. Cette fonction peut également être assurée par des cercles métalliques ou des lanières de cuir qui joignent les deux bouts de la corde. Deux autres anneaux sont mis en place pour accueillir l’accessoire servant à maintenir la percussion durant le jeu. 

Les dimensions du tapan diffèrent suivant les localités. En Turquie, son diamètre est compris entre 60 et 90 cm. Les modèles fabriqués en Arménie disposent d’une plus petite circonférence. En Bulgarie et dans les anciennes Républiques yougoslaves, il existe deux variantes de taille : de 50 à 55 cm et de 30 à 35 cm. 

Le percussionniste frappe cet instrument à l’aide d’un bâton souvent conçu à partir de bois de noyer. La forme de cet accessoire est similaire à celle d’un tuyau épais, présentant une longueur moyenne de 44 cm. 

Histoire du tapan

Le tapan fait partie des plus anciennes percussions trouvées en Turquie. Selon les historiens, ses premières utilisations sont situées entre le IIIe et le VIIe siècle. Cette période est relative à l’arrivée des Huns, des peuples asiatiques sous la monarchie du roi Attila, en Europe centrale et orientale. Ce dernier fut à la tête du plus grand empire dans l’histoire de la Turquie. À partir de cette ère, ce membranophone a été hautement valorisé dans son pays d’origine, puis dans d’autres régions.  

Utilisations culturelles du tapan

Le tapan fait partie intégrante de la culture, tant traditionnelle que musicale, de la Turquie et des pays environnants. Il est privilégié dans différents contextes importants. Dans ce cadre, il peut être utilisé seul ou accompagné d’autres instruments.

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Différents contextes d’usage traditionnels

Cette percussion est employée durant les événements comme les mariages et les fêtes patronales des villages bulgares. Elle peut aussi être exploitée à des fins de communication, pour rassembler les soldats ou pour repérer les ennemis. Tel est le cas en Azerbaïdjan, au Kurdistan, en Turquie et en Arménie. Il est surtout courant de jouer du tapan dans les danses folkloriques de ces différentes localités. Parmi les groupes de danseurs populaires, les Koukers se reconnaissent à leurs masques traditionnels en peau animale. Les Nestinars exécutent leurs chorégraphies sur la braise.

En accompagnement d’autres instruments

La zurna, un instrument à vent anatolien, est le plus souvent joué avec ce membranophone en Turquie, en Arménie, en Azerbaïdjan et au Kurdistan. Le tapan est accompagné par la gaida (cornemuse) en Macédoine, et par la gadulka (cordophone frotté) en Bulgarie.

Dans la musique folklorique arménienne, cette percussion fait partie d’un ensemble comprenant :

  • le dap (genre de tambourin) ;
  • le dmblak (tambour à gobelet) ;
  • le sring (flûte en bambou) ;
  • le blul (flûte oblique en bois) ;
  • le shvi (flûte à conduit pastorale) ;
  • le tsiranaopogh ou duduk (flûte) ;
  • le parkapzuk (cornemuse arménienne) ;
  • le jnar (luth arménien) ;
  • le pandir et le tavigh (harpes).

Des instruments d’origine étrangère tels que le oud arabe (cordophone pincé) et le kamancha (à cordes frottées), en provenance d’Iran, peuvent également intégrer l’ensemble. 

Dans certaines régions comme Bihor, Maramures et Moldavie, ce tambour turc est surmonté d’une petite cymbale. Cette dernière est frappée à l’aide d’un bâton fin qui peut également servir à battre le bord de la percussion sous-jacente.

Fonctionnement du tapan

En pratique, le jeu du tapan permet de battre la mesure dans un ensemble. Pour ce faire, les membranes sont frappées à différentes zones à l’aide d’un bâton. Il en est de même pour la caisse et les cerceaux. Vous pouvez aussi vous servir de vos mains pour frotter les peaux.

Afin d’obtenir un motif rythmique plus complexe, les maillets utilisés sont de différentes tailles. Le plus grand est placé dans la main droite. Il est muni d’un embout connu sous le nom de « tokmak ». Les battements créés à cette issue amorcent le tempo de la musique jouée. En revanche, la main gauche tient le bâton le plus fin. Ce dernier permet de fractionner la valeur des notes.

Mesures d’entretien

Composé de bois et de peau animale, le tapan ne doit pas être exposé à une source de chaleur naturelle ou artificielle (exemple : radiateur). Bien qu’elle craigne l’humidité, cette percussion nécessite un taux d’hygrométrie compris entre 35 et 55 % pour optimiser ses performances sonores. En fonction des conditions du milieu, il peut être nécessaire de la vaporiser d’eau régulièrement pour éviter que la peau ne se dessèche. Cette précaution est valable en hiver, lorsque l’ambiance intérieure est sèche. Dans ce cas, l’aspersion d’eau se fait uniquement 5 min avant le jeu. Si un haut niveau d’humidité venait à modifier la sonorité de l’instrument, la solution recommandée est de le soumettre à une douce source de chaleur ou de le laisser au soleil pendant 15 min.

Pour prendre soin des membranes, celles-ci sont à graisser entre deux saisons avec de l’huile végétale comme celle issue de la noix de coco. L’application se fait de part et d’autre de la peau sans toucher aux cordes. Par ailleurs, l’usage d’un sac de transport ou d’une housse est indiqué pour protéger votre instrument contre l’humidité et les dépôts sales.

Différents moyens pour apprendre à jouer du tapan

Pour ceux qui veulent s’initier au tapan, les ateliers de formation spécialisés en percussions turques sont à cibler. Vous pouvez aussi opter pour des cours particuliers avec un musicien aguerri. Les vidéos de démonstration mises en ligne constituent également des ressources à exploiter. Les techniques partagées vous aident à accroître vos connaissances et à affiner votre jeu. 

Achat d’un tapan

L’achat d’un tapan peut se faire en ligne, sur le site de France Minéraux. Alors que cette percussion se décline en différents modèles, votre choix tiendra compte de plusieurs critères, tels que les matériaux utilisés. Pour la caisse de résonance, l’essence employée est idéalement dotée d’une bonne résistance et d’une qualité sonore appréciable. Le type de peau entre également en jeu dans les performances du tapan. Enfin, le diamètre de la caisse régit la maniabilité de l’instrument et son audibilité.

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