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Synthétiseur additif

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Caractéristiques du synthétiseur additif

  • Classification : instrument électrophone
  • Pays d’origine : États-Unis
  • Matériaux : plastique (châssis et clavier), métal (cadre)
  • Tessiture : tout le spectre audible
  • Genre de musique : jazz, électronique, rock, pop
  • Musiciens célèbres : David Bowie (1947-2016), Jean-Michel Jarre (né en 1948), Brian Eno (né en 1948)
  • Chanson emblématique : « Oxygène Part IV » de Jean-Michel Jarre, sortie en février 1977

Tout savoir sur le synthétiseur additif : sa description, son historique, sa place dans la culture, son fonctionnement, son entretien, son apprentissage et quelques astuces pour en choisir

Le synthétiseur additif est un moyen de création personnelle et sans limites de sonorités. Il s’agit d’un outil de composition musicale apprécié par les producteurs professionnels et par les claviéristes débutants. Cet instrument électronique est capable d’émettre des sons riches. Son apprentissage est accessible à tous, même à ceux qui ne disposent d’aucune base en solfège.

Description du synthétiseur additif

Les instruments de musique Yamaha DX7 et Kawai K5 sont les modèles de synthétiseur additif les plus populaires. Ils offrent la possibilité de créer une centaine d’harmoniques de façon numérique. À la différence des matériels basés sur le principe de synthèse soustractive, ils génèrent une onde simple qu’il faut ensuite complexifier.

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La production de sons sur ce type de synthétiseur consiste à partir de zéro et à produire progressivement une tonalité en combinant des ondes sinusoïdales. Celles-ci sont d’une fréquence et d’un niveau différents.

En fonction du degré de sophistication de l’équipement de musique, il peut être équipé ou non d’une commande d’enveloppe individuelle pour chaque onde. Certains modèles sont dotés d’un FLO unique pour un son et pour ses harmoniques.

Le synthétiseur Axel de la société canadienne Technos ainsi que les Computer Musical Instruments de la firme australienne Fairlight possèdent des fonctions avancées. Ils intègrent un séquenceur, un échantillonneur ainsi que des modules de synthèse. Leur performance explique leur prix prohibitif par rapport à celui d’autres modèles. Ils sont davantage réservés aux centres de recherche et aux studios professionnels.

Origines et histoire du synthétiseur additif

La conception des premiers modèles de synthétiseur additif est inspirée du théorème fondamental de Jean-Baptiste Joseph Fourier relatif au traitement du signal. Celui-ci a inspiré l’ingénieur Thaddeus Cahill à inventer le telharmonium au début du XXe siècle. Il s’agit du premier instrument de musique capable de générer des sonorités complexes à partir de la superposition de plusieurs ondes sinusoïdales. Comme les orgues et d’autres matériels de musique, cet instrument est le modèle de base de nombreux synthétiseurs.

Le Harmonic Synthesizer est le premier synthétiseur additif. Il a été conçu en 1974 par la firme américaine dénommée Rocky Montaine Instruments connue sous l’acronyme RMI. Ce matériel était considéré comme un équipement révolutionnaire, puisqu’il a apporté un changement dans le monde de l’électronique. En effet, avant les années soixante-dix, tous les matériels de musique populaire étaient analogiques et les matériels numériques n’avaient pas la cote.

Le synthétiseur performant de la marque Kawai dénommé « K5000 » est l’instrument qui a connu un grand succès parmi les synthés additifs. Plusieurs producteurs le considèrent comme un dispositif à part, puisqu’il s’agit d’un véritable exploit.

Synthétiseur additif dans la culture

Le synthétiseur additif Energy a été utilisé par Wendy Carlos sur la bande originale du long-métrage américain « TRON » réalisé par Steven Lisberger en 1982. Ce dernier est devenu un film culte pour plusieurs amateurs de science-fiction et surtout de jeux vidéo.

Energy est un instrument de musique à synthèse additive rare et revisité. Il a connu un succès grâce à sa qualité de son unique, à la fois vintage et futuriste. Avec ce matériel innovant, son utilisateur a la possibilité de se servir des presets inclus ou de concevoir ses propres compositions musicales.

Dans la culture sénégalaise, un lamellophone est un matériel de musique qui est utilisé pendant les fêtes. Il émet une tonalité assez discrète. Depuis quelques années, plusieurs producteurs l’ont remplacé par le synthétiseur additif DX7 de la marque Yamaha. Ce dernier offre une palette sonore aussi bien sophistiquée que variée. Comme cet équipement électronique est capable de reproduire différentes sonorités, il permet ainsi de jouer du hip-hop, de la pop et du mbalax. Ce dernier est une musique populaire du Sénégal depuis les années quatre-vingt jusqu’à présent.

Fonctionnement du synthétiseur additif

Un synthétiseur soustractif fonctionne selon le principe d’élimination des harmoniques afin d’obtenir la tonalité souhaitée. À l’inverse, un synthétiseur additif nécessite l’addition de nouveaux partiels en vue de configurer la sonorité finale. Comme métaphore, sa production de sons ressemble au travail d’un potier qui ajoute plus d’argile dans le but de façonner un vase. En revanche, pour effectuer une synthèse soustractive, l’image se rapproche davantage à celle du sculpteur qui enlève une partie de la matière du bloc de marbre en vue d’obtenir une forme spécifique.

La production de sons sur un synthétiseur additif implique quatre composants essentiels, dont :

  • l’oscillateur (il génère chaque signal) ;
  • le filtre (il manipule les sonorités envoyées par la source sonore) ;
  • l’amplificateur (il traite chaque vibration et la façonne de façon dynamique) ;
  • le FLO ou l’oscillateur basse fréquence (il manipule les ondes de manière cyclique).

Ce dernier élément fondamental peut être acheminé vers un ou plusieurs autres composants de l’instrument électronique selon le besoin de son utilisateur.

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La fabrication de ce type de synthé

Un synthétiseur additif nécessite de multiples oscillateurs afin de générer des sons riches en harmoniques. Chaque forme d’onde produite par ceux-ci est décomposée en partiels. Certains modèles reposent sur un processus d’échantillonnage assez complet comme le cas du DK Synergy. Ce dernier couvre tous les timbres du synthétiseur électronique. Il dispose également d’un clavier FM aux sons d’arpège, de basse et de pad évolutif. Son moteur sonore repose sur 32 oscillateurs, un clavier à 74 touches et 2 enveloppes avec 16 points bouclables.

Les modèles innovants tels que les séries K5 et K5000 de Kawai sont des synthétiseurs additifs qui permettent d’explorer différentes palettes de sons et de concevoir de multiples patches. Ils sont dotés d’une interface aussi bien intuitive que facile à utiliser. Ces matériels de musique innovants sont également équipés de plusieurs oscillateurs basse fréquence et de filtres qui favorisent la création d’une tonalité assez puissante.

L’apprentissage de cet instrument de musique

Pour apprendre à manipuler un synthétiseur additif nécessitant l’usage des deux mains, la première étape consiste à s’entraîner à les utiliser séparément. Il vaut mieux commencer par celle de gauche, puisque celle de droite joue la partie compliquée d’un morceau. Voici quelques conseils afin de vous aider à maîtriser rapidement les techniques de production de sons :

L’entraînement pas-à-pas, sans vouloir tout apprendre en une fois

L’apprentissage de cet instrument électronique demande de la patience et de la persévérance. L’idéal est de s’entraîner progressivement, sans vouloir brûler les étapes. Consacrer quelque temps pour vous rappeler de tous ses composants essentiels avant d’attaquer le tempo.

Quand vous aurez appris à interpréter les symboles des notes, des mesures et des clés, choisissez des partitions assez simples. L’objectif est de progresser, et non de se trouver, dès la première séance d’entraînement, devant un mur difficile à franchir.

L’écoute de la musique et le visionnage de vidéos d’un musicien professionnel

Il est évident que les débutants qui ne disposent pas d’une bonne expérience en solfège ont du mal à se servir d’une partition du premier coup. Les professionnels de musique leur conseillent souvent de commencer par écouter plusieurs morceaux avant de tenter de produire des sons sur un synthétiseur additif. Le but est de se familiariser avec les notes et d’essayer de comprendre les différentes structures d’une production musicale.

Regardez également des vidéos sur YouTube dans le but d’apprendre la position des mains et des doigts. Elles vous permettent aussi de vous exercer à imiter les techniques de jeu adoptées par un claviériste expérimenté.

La réalisation de plusieurs exercices pour vous familiariser avec les touches

Il est normal qu’au début, vous passiez beaucoup de temps à regarder vos mains. Au bout de quelques séances d’entraînement, vous serez en mesure d’acquérir une représentation mentale du clavier et de la position de chaque touche.

L’important est de vous habituer à jouer avec les intervalles ou la distance entre des notes. Vous pouvez trouver en ligne divers exercices relatifs à l’apprentissage de celles-ci et à leur exécution dans différents rythmes et ordres.

Pour réussir votre apprentissage, rien ne peut remplacer l’expérimentation musicale. Si bien que vous puissiez visionner un grand nombre de tutoriels en ligne, sans l’entraînement et la persévérance, vous aurez quelques difficultés pour devenir claviériste professionnel.

Il est recommandé de passer régulièrement du temps à la pratique du synthétiseur afin de progresser. En effet, la régularité reste votre alliée dans le but de vous aider à coordonner vos mains. En principe, 15 à 30 min par jour suffisent largement pour s’entraîner. Planifiez vos séances d’exercice afin d’avancer dans votre apprentissage et d’arriver rapidement à prendre du plaisir en jouant de ce matériel de musique.

La notation musicale

Connaître les bases d’un solfège est essentiel pour pouvoir produire correctement des sons. Il est ainsi important de savoir lire et interpréter les symboles et les signes en vue de déchiffrer une partition musicale. Afin de vous aider à comprendre une partition, voici quelques notions essentielles à connaître :

La portée

Une portée désigne l’endroit où chaque note est inscrite et elle est composée de quatre espaces et de cinq lignes. L’interprétation de l’emplacement de celle-ci est importante pour produire les tonalités correctes. En effet, en bas de la portée se trouvent les notes basses, tandis que celles qui sont aigües sont écrites dans sa partie haute.

La clé

Elle assigne aux notes leur position sur les espaces et les lignes d’une portée. Se servir de plusieurs clés aide à produire différents morceaux sur différents équipements de musique. Lorsqu’une note qui est placée sur la deuxième ligne est un sol, elle est indiquée par la clé de sol. Le saxophone, le violon et la guitare sont les principaux instruments qui l’utilisent. En revanche, la clé de fa 4e ligne permet de préciser que la note qui est placée sur la quatrième ligne s’agit d’un fa. Elle est la plus adaptée au synthétiseur et au piano.

La valeur des notes

Elle détermine la durée de chaque note. Chaque valeur se différencie par la présence ou l’absence d’une queue (hampe), par l’existence ou non de crochets et par la couleur de la tête de note. Par exemple, une durée de quatre temps est représentée par une ronde à tête de note creuse et sans queue. En outre, un claviériste doit également être en mesure de déchiffrer les signatures de temps, les pauses et les points de liaison marqués sur une partition.

Il est aussi possible de recourir à des tablatures. Elles se lisent de gauche à droite tout en respectant les mesures. Souvent, elles incluent des barres verticales qui marquent la transition entre ces dernières. Il est possible de trouver sur Internet des explications détaillées permettant de se servir correctement d’une tablature de synthé.

Réglage et entretien d’un synthétiseur additif

Afin qu’un synthétiseur additif puisse durer dans le temps, il est recommandé de l’entretenir régulièrement. Voici quelques conseils permettant de garder votre instrument électronique en bon état :

La protection du matériel de musique

Stockez votre matériel de musique dans une housse après chaque utilisation. L’idéal est de choisir des matières souples adaptées à votre synthé. Certains claviéristes préfèrent créer leur propre équipement en suivant des tutoriels en vue de fabriquer une protection personnalisée. Il existe aussi des étuis en plastique dur et transparent qui sont assez pratiques pour mieux prévenir les chocs et les rayures.

Le nettoyage du clavier

Pour cette action, il suffit d’essuyer doucement chaque touche avec un morceau de flanelle ou de peau de chamois. Si vous remarquez des traces de saleté sur votre clavier, servez-vous d’un chiffon humide que vous avez dilué dans un détergent neutre. Quelques gouttes de vinaigre blanc servent à désinfecter les touches. Si ces derniers jaunissent, vous pouvez utiliser une très petite quantité de pâte dentifrice afin de les blanchir à nouveau.

Nettoyez chaque composant avec un geste qui tire vers vous. Suivre cette direction permet d’éviter de laisser des résidus à la base de votre clavier. Dès que vous avez fini, essuyez-le vite et assurez-vous que toutes les pièces de votre synthé soient sèches avant de l’utiliser.

Les professionnels de musique déconseillent le recours à l’alcool pour éliminer les crasses. En effet, ce type de produit risque de causer des craquelures de certains composants de votre synthétiseur additif. Pour ne pas être obligé de nettoyer toutes les semaines votre clavier, assurez-vous que vos mains soient propres avant de le toucher.

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L’entretien des finitions

Vous pouvez ôter rapidement la poussière en surface de votre équipement de musique en utilisant un chiffon doux ou un plumeau. Le recours à des lingettes est à éviter. En effet, elles contiennent des produits chimiques susceptibles d’endommager le revêtement de finition et certains composants de votre matériel électronique.

Quelques conseils pour apprendre à jouer du synthétiseur additif

Apprendre un synthétiseur additif semble être compliqué pour les débutants. Il n’est pas évident de lire et d’interpréter une partition musicale si on n’a pas l’expérience. En effet, avant de pratiquer cet instrument de musique, il est indispensable de comprendre, notamment :

  • le choix des notes et l’identification des touches sur le clavier ;
  • les accords à construire ;
  • les gammes à jouer pour produire un morceau.

Afin de maîtriser ces notions essentielles, trois options s’offrent à vous, dont les suivantes :

Le suivi de cours de synthétiseur en présentiel

Suivre des cours particuliers avec un professeur de musique reste une valeur sûre. En plus de vous expliquer toutes les techniques de jeu à adopter, celui-ci vous délivre également des conseils personnalisés. Son accompagnement dans toutes les étapes de votre apprentissage vous aidera à progresser rapidement. Ses encouragements à persévérer vous épaulent lorsque vous faites face à des épreuves compliquées.

La souscription à une formation en ligne

Les formations en ligne sont devenues très populaires depuis quelques années, puisqu’elles offrent plus de liberté aux apprenants. Plusieurs professionnels d’instruments électroniques proposent des cours à distance pour les fans de synthétiseur additif. Ces derniers sont en mesure de s’exercer selon leur propre envie. En effet, ils peuvent choisir de jouer leur morceau de musique favori et de débuter avec la méthode qui leur convienne davantage.

Pour progresser dans ce type de formation, l’autonomie et l’autodiscipline sont indispensables. Les théories aident à comprendre toutes les techniques à mettre en place. En revanche, sans la persévérance et la pratique régulière, il serait difficile de parvenir à jouer correctement du synthétiseur.

Souvent, une formation en ligne donne accès à des communautés de claviéristes. Cette option permet de profiter des expériences entre les membres en vue de s’entraider. Chacun peut poser ses questions, partager ses doutes dans le but de progresser ensemble.

L’achat de manuels d’apprentissage d’un synthétiseur

Lire des livres abordant les points essentiels de l’apprentissage d’un instrument de musique aide à mieux comprendre le fonctionnement d’un synthétiseur additif. De cette manière, il n’est plus nécessaire de s’inscrire à des cours de solfège pour mettre en pratique les théories.

La lecture de plusieurs manuels aide à progresser, mais elle devrait être complétée par d’autres méthodes. En effet, les apprenants sont souvent confrontés à un manque d’interactivité et d’exercice correspondant à leur niveau. Vous pouvez par exemple visionner des vidéos sur YouTube afin d’améliorer vos compétences.

Guide d’achat d’un synthétiseur additif

L’envie, les goûts et le type de son à produire sont les critères principaux qui déterminent le choix d’un synthétiseur additif. Seulement, vu le grand nombre de modèles disponibles sur le marché, il n’est pas évident de trouver celui qui correspond davantage aux besoins du claviériste.

Avant d’acheter votre instrument de musique, prenez en considération les quelques conseils suivants pour vous aider à réaliser rapidement un choix éclairé.

La détermination de votre budget

Vous trouverez auprès des magasins d’instruments de musique différents synthés additifs dont les coûts sont très variables. Il est ainsi essentiel de définir à l’avance une fourchette de prix correspondant à votre budget réel.

Le choix d’un matériel de musique polyphonique

Certains modèles vous offrent la possibilité de jouer en simultanée plusieurs notes. Informez-vous sur la polyphonie de chaque instrument avant de procéder à l’achat. L’idéal est de choisir un équipement électronique vous permettant de produire des mélodies ou des accords complexes.

L’évaluation des fonctionnalités du matériel de musique

Comme les fonctionnalités diffèrent d’un synthétiseur additif à un autre, il s’avère utile de les évaluer en comparant plusieurs modèles. Privilégiez celui qui dispose de tous les contrôles nécessaires afin que vous puissiez façonner des sonorités selon vos préférences musicales.

La vérification des connectivités disponibles

Optez pour un instrument doté de plusieurs options de connectivité. L’idéal est de choisir un synthé équipé de ports USB, MIDI ainsi que de diverses entrées et sorties audio. La possibilité de synchroniser avec d’autres équipements est également un avantage considérable à ne pas négliger.

Outre ces critères de choix, si vous êtes un débutant, privilégiez un synthétiseur additif disposant d’une interface conviviale qui assure une navigation intuitive. Celle-ci vous facilitera l’apprentissage de votre instrument électronique.

Afin de vous aider à trouver rapidement un synthé de bonne qualité, visitez le site de France Minéraux. Il propose une large gamme de modèles correspondant à votre budget et à vos besoins. Vous y recensez des matériels de grande marque, notamment des synthétiseurs Roland, Yamaha et Korg, adaptés aussi bien aux débutants qu’aux claviéristes professionnels.

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