Le séquenceur de pas virtuel présente une interface dotée d’une grille dans laquelle chaque case est attribuée à un son ou à un réglage d’automation. Son avantage réside dans sa praticité, mais également dans sa compatibilité avec les synthétiseurs analogiques et virtuels. Cet instrument prend aussi en charge les commandes MIDI (Musical Instrument Digital Interface). Son interface reprend souvent le style analogique des matériels classiques, avec un ajout de fonctions modernes.
La fonction de séquençage par étapes est souvent intégrée dans les DAW (Digital Audio Workstation), les boîtes à rythme ou les claviers numériques.
Origines et histoires
Le premier séquenceur de pas était le Moog 960. Il s’agit notamment d’un instrument analogique disposant de huit potentiomètres, répartis sur trois rangées. Cet appareil générait et traitait des tensions afin de personnaliser et de modifier chaque piste rythmique. Le module Moog 962 accompagnait le modèle de base offrant la possibilité d’allonger une séquence en 24 étapes. Un bouton disponible sur le 960 permettait, d’ailleurs, de réguler la durée d’une note.
Le Behringer 1050 marquait une évolution considérable. Cet appareil ne se limitait pas au traitement des tensions. Il prenait en charge des signaux audio. Chaque pas pouvait ainsi provenir d’une source différente externe.
Au fil des années, le séquenceur matériel a été remplacé par les logiciels, plus avantageux en matière de praticité. En effet, ces derniers offrent plus de commandes, de connectiques et de fonctions. Certains présentent des interfaces de style vintage pour rappeler les modèles anciens et faciliter la transition vers les versions numériques. D’autres se présentent avec des fonctions modernes à l’apparence intuitive.
Séquenceur de pas dans la culture
Les musiciens Chris Franke et Michael Hoenig, du groupe allemand Tangerine Dream, ont particulièrement exploité les fonctions du séquenceur de pas Moog 960. Ils manipulaient l’appareil en temps réel lors de leurs concerts. Ces artistes modifiaient les notes et les rythmes de façon à contourner leur monotonie.
La tension de sortie du step sequencer peut également être connectée à celle d’un clavier contrôleur. De cette manière, une transposition dynamique est réalisable tout au long de la lecture de la composition. Cette technique a été mise en avant par le musicien allemand, Klaus Schulze. Il l’a appliquée dans certaines de ses chansons populaires telles que Floating, de l’album Moondawn et Bayreuth return dans Timewind.
Fonctionnement
D’une manière générale, les fonctions principales d’un séquenceur de pas se résument à modifier la hauteur des notes, la vélocité, la tonalité et les différents temps. Cet outil permet également de régler la durée des motifs, les boucles et l’ordre de lecture.
Caractéristiques et fonctionnalités d’un séquenceur de pas matériel
Le step sequencer hardware comporte un nombre variable de boutons correspondant aux pas. Le chiffre définit les canaux disponibles sur l’appareil. Par exemple, un modèle de 16 pads est divisé en 2 canaux de travail.
De nombreuses fonctions sont attribuables à chaque note :
- retrait ou désactivation lors de l’exécution de la séquence ;
- déclenchement instantané d’une ou de plusieurs séquences ;
- passage en douceur d’un motif ;
- ajout d’un effet, de groove ou d’un rythme.
Les versions récentes n’ont pas connu d’améliorations conséquentes, principalement en raison de l’essor des instruments virtuels.