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Saxhorn

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Caractéristiques du saxhorn

  • Classification : instrument à vent
  • Pays d’origine : Belgique
  • Matériaux : laiton, acier ou bronze (corps), métal (pavillon, tube, manche, embouchure)
  • Tessiture : environ 2 octaves et demie
  • Genre de musique : classique, fanfare, orchestre, musique de cavalerie
  • Musiciens célèbres : Eugène Bozza (1905), Elsa Barraine (1910), Claude Pascal (1921), Jacques Castérède (1926), Anthony Galinier (1984)
  • Chanson emblématique : CD « The French Tenor Horn » (2014), Anthony Galinier

Tout savoir sur le saxhorn : ses caractéristiques, son histoire, sa place dans la musique, son fonctionnement, son apprentissage et ses critères d’achat

Le terme « saxhorn » désigne un ensemble de sept instruments de musique considérés comme des variantes de tuba. Ces aérophones ont été créés par Adolphe Sax, l’inventeur du saxophone. Ils forment une sous-famille de cuivres à pistons, et sont utilisés dans les fanfares, les brass bands, les orchestres et la musique classique. Un modèle fait 60 cm de long, mais peut atteindre 2,7 m s’il est déroulé. Les accords sont descendants, du sopranino à la contrebasse.

Quelles sont les caractéristiques du saxhorn ?

Le saxhorn est un instrument à vent en cuivre ayant la même apparence que le tuba. Il se décline en plusieurs versions, selon l’accord de leur tonalité. Parmi les distinctions, figure aussi l’orientation du pavillon, qui peut être en bas, vers l’avant ou en l’air. Les détails au niveau des caractéristiques spécifient l’usage de ces cuivres dans les formations musicales.

Les saxhorns partagent une conception identique, de la disposition des tubes au système de valve, en passant par le profil d’alésage. Cette uniformité crée une cohérence au niveau du timbre, de la tessiture et de la couleur tonale.

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Les éléments constitutifs d’un saxhorn

Les différentes sortes de saxhorns apportent de la puissance et de l’homogénéité dans un orchestre d’harmonie. Ce cuivre, quelle qu’en soit la variante, comporte les mêmes éléments constitutifs, à savoir :

  • le corps en laiton ;
  • le pavillon métallique ;
  • le manche en métal pour de tenir l’instrument ;
  • le tuyau principal ou la tube métallique ;
  • l’embouchure en métal et en forme de coupe ;
  • la perce conique ;
  • les pistons ;
  • les coulisses des pistons ;
  • la clé d’eau.

Le pavillon, qui sert à amplifier le son, se présente comme une sorte d’élargissement du tuyau principal. Le nombre de pistons n’est pas le même pour toutes les variétés.

La sous-famille de saxhorns

En tant que sous-famille, le saxhorn regroupe sept instruments, en l’occurrence les deux bugles, l’alto, le baryton, la basse et les deux contrebasses. Leur nom est attribué en fonction de leur timbre, bien que tous utilisent les mêmes doigtés.

Saxhorn sopranino

Également appelée « petit bugle » ou « sopranino », cette version possède un pavillon tourné vers l’avant. Elle est accordée en mi bémol, et constitue le plus aigu des saxhorns. Sa tessiture est plus perçante que celle du soprano. Avec une technique d’émission de son délicate, ce type d’hélicon est rarement utilisé dans les orchestres classiques. Toutefois, les musiciens italiens, notamment ceux de la banda musicale, l’intègrent dans leur formation.

Saxhorn soprano

Accordé en si bémol, le saxhorn soprano est autrement connu sous l’appellation « bugle ». Comme son homologue sopranino, il est doté d’un pavillon vers l’avant. Sa tessiture se situe à une quarte au-dessous du petit bugle, mais identique à celle du cornet. Néanmoins, ce cuivre produit une sonorité plus douce que celle de la trompette. Cette variante de la sous-famille trouve une place de choix dans les brass bands, le jazz et les orchestres d’harmonie.

Saxhorn alto

L’alto, diminutif utilisé pour désigner le saxhorn alto, constitue l’instrument-type de cette catégorie de cuivres. Les Anglais l’appellent « tenor horn », contre « tenor horn » pour les Américains. Certains Français emploient le mot « pichotte ». À la différence des modèles précédents, son pavillon est orienté vers le haut. Cette variété, particulièrement présente dans les brass bands, se révèle plus petite en termes de taille, et visuellement proche de la trompette. Elle est accordée en mi bémol, une octave au-dessous du sopranino et une quinte au-dessous du soprano. Sa sonorité se révèle lyrique, une caractéristique propre à la famille des cuivres.

L’alto compte parmi les instruments intermédiaires. Il possède trois pistons avec une coulisse chacun pour réduire le son. Le modèle est également doté d’une coulisse d’accord qui, comme son nom l’indique, permet d’ajuster le son en l’enfonçant ou en le tirant.

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Saxhorn baryton

Avec une octave au-dessus du bugle et une tessiture grave, le saxhorn baryton se situe à une quarte au-dessous de l’alto. Sa tonalité se rapproche sensiblement de celle de la variante basse, mais avec un son riche, adapté à plusieurs styles de musique.

Le baryton montre une perce plus rétrécie, à l’origine de sa sonorité particulière, comparée à celle des autres types de la sous-famille. Très apprécié dans les brass bands, il est accordé en si bémol ou en do. Le ténor (si bémol) offre un timbre plus clair. Cette nuance s’explique par la taille de la perce. Par ailleurs, ce gabarit possède généralement trois pistons, contre quatre pour d’autres types, ainsi qu’un pavillon identique à celui du trombone. Il intègre facilement les fanfares, les groupes de jazz et les orchestres d’harmonie. Le baryton peut être un instrument de soliste ou d’accompagnement, permettant de jouer fort ou doucement selon le contexte.

Saxhorn basse

Le saxhorn basse joue sur un accord en si bémol, avec une tessiture identique à celle de l’euphonium. Il se distingue visuellement de ce dernier par son tube en dessous des pistons. La perce cylindrique du 1er piston lui confère une sonorité claire dans les graves. Elle possède également un tuyau plus large et rejoint le diapason du baryton. Rarement utilisé actuellement, ce cuivre faisait partie des orchestres d’harmonie.

Saxhorn contrebasse

Le saxhorn contrebasse se décline en deux sous-catégories en fonction de son accord. L’un, appelé « bombardon », est en mi bémol, tandis que l’autre, en si bémol. Ces modèles tendent à disparaître, fortement concurrencés par les tubas allemands. Néanmoins, ils continuent de compter parmi les fanfares et les orchestres d’harmonie (variante en si bémol) ainsi que les brass bands (bombardon).

Une troisième déclinaison peut être mentionnée : la sousa ou le soubassophone, abrégé en souba. Elle se distingue par son enroulement modifié ainsi que son pavillon frontal surdimensionné et orienté vers l’avant. Ce type rejoint généralement les batteries-fanfares, en plus de trouver sa place dans la musique de rue.

Quelle est son histoire ?

Breveté en 1845, le saxhorn est inventé par Adolphe Sax, Antoine-Joseph Sax de son nom de naissance. Cette sous-famille des cuivres a été créée pour apporter une certaine homogénéité aux orchestres militaires, entre autres. Ces instruments apparaissent comme une avancée par rapport aux modèles à valve existant à l’époque. Ils venaient compléter et harmoniser la mélodie des cornets, des euphoniums, des clairons à valve, etc. Ces dérivés du bugle à pistons ont été adoptés par la France dès leur apparition.

L’étymologie

Le vocable allemand horn se traduit par « cor » en anglais, tandis que tuba signifie tube, dérivé du latin pour désigner les trompettes. En 1844, l’inventeur belge présente ses innovations en tant que « bugles », mais ses contemporains (musiciens notamment) ont préféré utiliser le terme « saxhorn ». Soucieux de composer une sous-famille de ses instruments, il décide d’adopter cette appellation en 1845.

L’innovation

Pour élaborer ces modèles basés sur un « nouveau système chromatique », le facteur belge s’est inspiré de deux types de tubas. Il s’agit des instruments conçus par Gottfried Moritz et W. Schuster. Le travail d’amélioration portait notamment sur l’importance des proportions de la colonne d’air pour affiner le timbre. Parallèlement, Adolphe Sax cherchait également à démontrer que la nature du matériau de l’instrument n’influence pas forcément sa qualité acoustique. L’innovation apportée consistait en la mise en place d’une coulisse amovible à ressort. Celle-ci modifie radicalement les tons en supprimant les courbes et les angles. Par ailleurs, la forme verticale de ces nouveautés confère plus de praticité aux musiciens de la cavalerie.

Le perfectionnement

En 1844, ces dérivés des tubas sont révélés à l’Exposition des produits de l’industrie française. Cette manifestation, organisée à Paris, a permis à de nombreux chercheurs de révéler leurs inventions. En 1851, elle a inspiré la première Exposition universelle, qui s’inscrit dans la même démarche.

Adolphe Sax continue également de perfectionner ses prototypes en travaillant sur le nombre de pistons et de cylindres. Les visiteurs de la Great Exhibition of the Works of Industry of all Nations de 1851 ont pu découvrir 11 exemplaires. Ceux-ci révélaient diverses caractéristiques, avec 3, 4 ou 5 pistons. Parmi les cuivres présentés comptaient aussi des modèles à 4 cylindres.

Quelle place occupe le saxhorn dans la culture ?

Grâce à leur tonalité distinctive, les saxhorns ont pu facilement rejoindre la famille des cuivres qui interprète des répertoires variés. Ils sont utilisés dans les fanfares en France, en Grande-Bretagne jusqu’aux États-Unis d’Amérique. Toutefois, au-delà de l’Hexagone, ils portent d’autres noms comme « cor ténor », « tenor horn », « baritone », « euphonium » ou encore « tuba ». Le variant baryton a connu un succès immédiat dans les fanfares militaires, grâce à sa sonorité puissante. La sous-famille a progressivement intégré les ensembles musicaux.

En termes de répertoire, le saxhorn reprend à peu près celui du tuba français utilisé dans les orchestres. Parmi les pièces commandées par le Conservatoire de musique de Paris figurent notamment celles de :

  • Elsa Barraine (1958) ; 
  • Claude Pascal (1958) ;
  • Jacques Castérède (1963) ;
  • Eugène Bozza (1967).

Ces pièces ont en commun l’association du saxhorn au piano. 

En 2008, Hybrid’Music sort le « Premier enregistrement mondial » de saxhorn (David Maillot) et de piano (Géraldine Dutroncy). Ces musiciens ont interprété les œuvres de :

  • Marcel Bitsch ;
  • Alain Bernaud ;
  • Eugène Bozza ;
  • Claude Pascal ;
  • Jacques Castérède ;
  • Henri Tomasi ;
  • Roger Boutry ;
  • Gérard Devos.

En France, Anthony Galinier sort le premier CD de saxhorn en mi bémol en 2014 intitulé « The French Tenor Horn ». Le groupe Steckar Tubapack (1981) utilise un saxhorn basse à cinq pistons, joué par le compositeur Christian Jous. À titre indicatif, ce dernier a écrit la partition « Jeu solitaire : pour saxhorn basse sib » éditée par Feeling, Paris.

Comment fonctionne-t-il ?

Le saxhorn est un aérophone qui produit du son grâce à la vibration de la colonne d’air. Le musicien insuffle de l’air dans l’embouchure raccordée au tuyau principal, lui-même enroulé autour du corps de l’instrumentiste, appelé « saxhorniste ».

Comment en jouer ?

La technique de jeu de cet instrument à vent est relativement identique à celle de nombreux cuivres de la même famille. Les doigtés de base reprennent ceux du cornet ou de la trompette. La vibration des lèvres à l’embouchure produit les harmoniques. L’activation des pistons permet d’abaisser la fondamentale de 2 tons et demi ou de 3 tons et demi, selon le modèle choisi.

Pour les débutants souhaitant s’initier au saxhorn baryton, voici quelques conseils pratiques. En premier lieu, il est recommandé de commencer par des mélodies faciles. Ensuite, il est possible d’essayer des techniques différentes pour découvrir les sons de l’instrument. Enfin, la pratique régulière reste le meilleur moyen de progresser et d’améliorer ses compétences.

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Comment l’entretenir ?

Comme pour le saxophone, le saxhorn est sujet à l’oxydation et à la formation de moisissures en raison de son utilisation. Par conséquent, son entretien régulier s’avère indispensable, aussi bien au niveau du bec et du bocal que de l’intérieur de l’instrument.

Il est recommandé d’essuyer l’embouchure avec l’écouvillon prévu à cet effet après chaque pratique. Il en va de même pour l’intérieur afin d’écarter tout risque d’oxydation, en évitant d’y laisser un écouvillon humide. Le cuivre est sensible aux solvants et nécessite l’usage de nettoyants spécifiques. Quant au corps de l’instrument, il se nettoie tout simplement avec un chiffon doux.

Pour le transport et l’entreposage, le choix d’un étui approprié s’avère incontournable, pour éviter les risques d’endommagement de l’instrument ou de déformation de clé. En revanche, il est déconseillé de laisser le saxhorn dans son étui sur une longue durée. Les tampons peuvent gonfler en raison des résidus d’humidité. Enfin, il est judicieux de ranger cet aérophone à l’abri de la lumière directe du soleil et d’une source de chaleur, comme dans une voiture chaude, par exemple.

Quelles solutions pour apprendre à jouer du saxhorn ?

À l’exemple des autres instruments à vent, le saxhorn utilise le solfège pour la notation musicale Le saxhorniste peut s’inscrire dans une école de musique ou dans un conservatoire pour acquérir des bases solides. Des cours particuliers constituent également une alternative pour bénéficier de conseils personnalisés et d’un suivi régulier. L’autre option est de participer à des ateliers ponctuels ou à des cours en ligne. En outre, les supports comme les partitions, les ouvrages spécialisés et les vidéos sur le Web sont des ressources intéressantes pour la pratique en autodidacte.

Sur quels critères choisir un saxhorn ?

Pour être certain d’acheter un saxhorn de qualité, il est conseillé de choisir France Minéraux. Concernant les critères d’achat, ils dépendent notamment :

  • du niveau de pratique : un modèle d’étude pour les débutants et un instrument de concert pour les autres ;
  • du matériau : avec des particularités sonores différentes pour le laiton (son chaud et velouté), l’acier (brillant) ou le bronze (chaud et profond) ;
  • de la tonalité, de la marque et du modèle : variable selon les préférences personnelles et les recommandations du professeur ou du musicien.

Les modèles présentés sur le catalogue en ligne répondent à toutes les attentes, permettant à chacun d’acheter un saxhorn adapté à ses besoins.

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