Ce dispositif électronique est essentiellement composé de :
- une entrée jack pour recevoir le signal d’un instrument ;
- un circuit électronique qui traite le signal en vue de produire l’effet souhaité ;
- une sortie jack, ayant comme rôle de renvoyer le signal traité.
Logé dans un boîtier métallique ou en plastique, le circuit est activé via un interrupteur à bouton poussoir actionnable avec le pied pendant la performance musicale. Une diode électroluminescente indique si l’effet est enclenché. L’alimentation électrique est assurée soit par une pile interne, soit par un adaptateur externe.
La pédale d’octave est spécialement équipée d’un potentiomètre ou fader par octave, à l’instar d’une petite table de mixage. D’autres modèles peuvent inclure des paramètres permettant de rajouter le son non traité (dry).
Origine et histoire de la pédale d’octave
L’histoire des pédales d’effet remonte à 1947. À l’époque, l’invention du transistor a popularisé les circuits électroniques de taille réduite. Cette innovation a marqué le début de l’application de cette technologie dans le milieu musical. En 1962, l’entreprise Gibson a lancé la première pédale, offrant aux guitaristes une nouvelle palette sonore pour imiter des instruments tels que le saxophone, la trompette ou le violoncelle.
Dans les années 1980, l’avènement de l’électronique numérique a révolutionné l’industrie de la musique, donnant naissance aux pédales d’effet numériques, dont la pédale d’octave. Ces dernières échantillonnent le signal audio, le traitent numériquement et le convertissent en signal audio. Elles ont ouvert la voie à des fonctionnalités plus complexes telles que la sauvegarde des réglages et la compatibilité MIDI.
À la fin des années 1990, l’émergence de pédales multi-effets abordables a rendu les effets sonores plus accessibles. Parallèlement, les plugins informatiques ont permis de recréer virtuellement de nombreuses pédales d’effet.
Dans les années 2000, l’essor des pédales boutique, fabriquées à la main, et le marché vintage ont connu une croissance significative. Les anciens modèles originaux sont devenus des objets de collection prisés, certains atteignant des prix élevés sur le marché de l’occasion.
Place de la pédale d’octave dans la musique
La pédale d’octave occupe une place notable dans l’histoire de la musique, étant utilisée par des icônes telles que Jimi Hendrix. Par ailleurs, il a été le premier à populariser l’effet avec son dispositif personnalisé baptisé Octavia.
Souvent associé au fuzz ou à la distorsion, l’octaver peut transformer le son de la guitare, le rendant plus agressif, ou simuler celui d’une basse. Des morceaux comme « When Doves Cry » de Prince ou « Seven Nation Army » du duo de rock américain White Stripes illustrent son utilisation. Des guitaristes tels que Jimmy Page ont également intégré cet effet dans leur jeu. Ce musicien anglais en a fait usage pendant le solo de la chanson « Fool in the Rain » du groupe de rock Led Zeppelin.
Fonctionnement de la pédale d’octave
Le fonctionnement de la pédale d’octave repose sur la transposition de tonalités. Elle capte le signal de la guitare et le divise en deux voies distinctes, dont l’une est transposée. Les notes sont décalées d’une octave plus basse ou plus haute que celles de départ.
L’octave supérieure est généralement produite par redressement du signal via un pont de diodes. Le son obtenu est plus dense et profond, avec une résonance de sub-basses puissante. En revanche, celle inférieure peut être générée à l’aide d’un compteur-diviseur de zéro du signal entrant, suivant un processus de filtrage et de mélange pour obtenir le résultat souhaité. De cette manière, les sonorités sont plus aiguës et percutantes.
L’octaver enrichit le son en ajoutant une double voix à une ou plusieurs octaves au-dessus ou en dessous de la note jouée. Cette particularité offre la possibilité de simuler des sons de basse ou de guitare à douze cordes. Il se décline en deux types, monophonique et polyphonique, assurant ainsi une grande flexibilité dans le traitement des accords.
La plupart des modèles disposent souvent d’options de mélange afin de doser la quantité d’effets ajoutée. Ils sont polyvalents, adaptés à la guitare, la basse, le clavier, et d’autres instruments.