
Caractéristiques de l’Orgue positif
- Classification : instrument à vent
- Pays d’origine : –
- Matériaux : bois, métal
- Tessiture : chant du ténor
- Genre de musique : liturgique et profane
- Musiciens célèbres : –
- Chanson emblématique : –
L’orgue positif a occupé une place notoire dans la culture musicale du Moyen Âge. De nombreux musiciens continuent de s’y intéresser. Appartenant à la famille des instruments à vent, les termes ctels que « orgue de chaise » et « orgue portable » permettent encore de le désigner. La personne qui en joue est appelée « organiste ».
Généralement posé sur le sol ou sur un meuble, l’orgue positif est un dispositif de petite taille constitué de quatre pieds courts. Il correspond souvent aux jeux placés dans le buffet au dos de l’organiste. Cet emplacement justifie son appellation « positif de dos ». Il est le plus souvent transportable d’une résidence à une autre ou lors de processions.
Pourvu d’un seul clavier, il est éventuellement doté, par les facteurs modernes, d’un second comptant moins de cinq jeux habituellement. Sa registration est limitée. L’orgue de chaise ne comprend pas de pédalier, mais il est possible de l’en équiper.
Il est noté par les abréviations « POS, PO ou P » dans les partitions de musique pour orgue. Parfois, ce dispositif est aussi nommé « petit clavier » ou « petit orgue ». En anglais, il est connu sous le terme de choir signifiant « chœur ». Par ailleurs, les mots Rückpositiv (positif de dos), Brustwerk ou Brustpositiv le désignent en allemand. Dans certaines églises, ce petit buffet est souvent placé devant le grand orgue et l’organiste se place entre les deux instruments.
L’orgue positif diffère de l’organetto à travers plusieurs points. Au niveau de la taille, l’orgue de chaise est généralement plus grand. L’organiste n’a pas besoin de le soulever avant d’en jouer. Son clavier comporte entre 45 et 49 notes, contrairement au modèle portatif qui en dispose entre 12 et 13 seulement. En outre, il comprend une poignée de tuyaux, contrairement à l’autre qui ne contient qu’un seul rang. L’orgue portable est souvent confondu avec le royal, un dispositif à clavier contenant des tuyaux à anches de courte durée.
L’orgue de chaise est constitué d’un certain nombre d’éléments.
Tous ces éléments sont réunis au sein du cerveau du dispositif appelé « console ». Légèrement plus élevé que le clavier, le plus petit modèle de ce dispositif est appelé « orgue de poitrine » ou « orgue à caissons ». Il est particulièrement populaire à l’heure actuelle.
Étymologiquement, le terme « positif » dérive du verbe latin ponere signifiant « placer ». En l’occurrence, l’orgue positif désigne un instrument transportable qui se pose. Un exemple d’orgue portable du IVe siècle se trouve sur un obélisque particulier. Celui-ci a été érigé à la mémoire de Théodose Ier, à sa mort, en 395 apr. J.-C. Ce modèle a décliné, en raison des améliorations techniques dont bénéficiaient les grands orgues des églises. Par conséquent, il devint un orgue de chambre spécialement conçu pour une application dans des espaces plus restreints. Toutefois, il a été réintroduit de façon occasionnelle dans les petites paroisses au XXe siècle.
L’orgue positif est principalement joué dans la musique liturgique entre le Xe et le XVIIe siècle. Dans de rares cas, il est associé à des harmonies non religieuses. Il prend aussi place dans les demeures particulières. À la Renaissance et au baroque, la présence de l’orgue de chaise était notoire dans divers lieux et circonstances, notamment :
À l’époque, il ne servait pas à l’accompagnement, mais plutôt à guider le chant pour donner les intonations. Son unique clavier permettait d’ailleurs un jeu très limité et ne couvrait généralement que deux octaves.
L’alimentation en vent, les sommiers, la transmission, les tuyaux, le clavier et les commandes de registres permettent à l’orgue positif de fonctionner.
Avant l’usage de l’électricité, les soufflets de l’orgue portable ont été actionnés par une personne autre que l’organiste. Néanmoins, les orgues de chaise modernes disposent désormais d’une soufflerie électrique comprenant un ventilateur qui envoie de l’air dans un réservoir primaire. En tant que régulateur de pression, ce dernier emmagasine l’air et le tient en réserve selon les demandes des sommiers. Ceux-ci servent à guider l’air vers les tubes.
La transmission englobe l’ensemble des mécanismes reliant les touches du clavier aux tuyaux. L’orgue positif en possède trois types.
Ce procédé est plus ancien et relativement répandu. Des vergettes, des abrégés et des barres d’équerres permettent de transmettre le mouvement du clavier aux éléments sonores de l’instrument.
Inventé en 1830 par le facteur d’orgues anglais, Charles Spackman Barker (1807-1879), ce système emploie des tubes de plomb dans lesquels circule l’air. Toutefois, un décalage se produit entre le moment où la touche est abaissée et l’instant où chante le tuyau. Peu concluant, ce mécanisme est aujourd’hui universellement abandonné.
La création de cette technique est attribuée au juriste, explorateur et organiste français Charles Louis Albert Peschard (1836-1902). Le jeu se fait instantanément. Toutefois, le toucher de l’organiste est supprimé.
Chaque tuyau ne peut transmettre qu’une seule et unique note. D’où la nécessité de leur effectif en grand nombre, généralement situé entre 600 et 7 800. Ils se répartissent en deux catégories : les modèles à bouche et ceux à anche. Les premiers produisent du son à partir de l’air soufflé directement dans l’ouverture, à l’instar de la flûte à bec. En revanche, les seconds partagent le même fonctionnement que la clarinette, se servant d’une anche pour créer la vibration à l’intérieur du tube.
Le clavier est placé sur une console située devant l’orgue de chaise. Il permet d’effectuer un jeu à chaque fois que la touche est actionnée.
Les tuyaux de l’orgue positif sont fabriqués à partir de bois ou de métaux tels que l’étain et le plomb, dans des proportions variant entre 25 et 70 %. Deux catégories de cet instrument existent : le type boîte et le modèle placard. Elles sont divisées en parties supérieures et inférieures afin de favoriser leur déplacement. En outre, la mobilité de cet instrument à vent est davantage facilitée par l’ajout de roues et de roulettes. Cette modification est devenue courante à l’époque moderne. Le soufflet, le ventilateur et certains des plus gros tuyaux étaient compris dans la partie inférieure de l’orgue de chaise.
L’orgue positif requiert un entretien préventif, des réparations ainsi que de la maintenance si vous tenez à son bon fonctionnement.
Il consiste à prévenir les dégâts irrémédiables liés aux petits dysfonctionnements sur les plans mécanique et sonore. L’organiste est tenu de procéder au nettoyage, au réglage et à l’inspection régulière du dispositif.
Cette étape consiste à enlever les poussières et les débris des tuyaux, du clavier, des touches ainsi que des composants internes de l’instrument. Lorsqu’ils sont accumulés, ils sont susceptibles d’endommager l’appareil et de bloquer son fonctionnement. Les graisses silicones, les lubrifiants et les adhésifs sont les produits nécessaires au lavage. Le nettoyage de l’intérieur du dispositif requiert régulièrement l’emploi d’un aspirateur. Il est conseillé de recouvrir l’orgue de chaise d’une housse en tissu quand il est hors d’emploi.
L’accordage de l’orgue portable est nécessaire afin de garantir une meilleure production de son. Un tournevis et une pince permettent de retirer ainsi que de remplacer les vices tandis que les fers à souder réparent les connexions cassées.
Cette étape consiste à identifier la présence d’éventuels problèmes. En effet, il peut arriver aux vis et aux boulons, maintenant l’orgue de chaise, de se desserrer.
L’orgue positif est parfois victime d’usure, d’accidents et de facteurs environnementaux susceptibles de le détériorer. Il appartient à l’organiste d’effectuer les réparations y afférant, et le cas échéant, faire appel à un technicien professionnel pour les ajustements complexes.
La remise en état de toutes marques d’usure est importante en vue de préserver l’état initial de l’orgue de chaise. La maintenance s’effectue normalement tous les 10 à 25 ans.
Le principe de fonctionnement de l’orgue positif est similaire à celui d’une flûte. L’organiste appuie sur les touches du clavier qui correspondent chacune à des notes différentes les unes des autres. Le passage de l’air à travers les tuyaux permet de produire du son. Autrefois, l’orgue de chaise nécessitait la présence de deux individus afin de le placer sur une charrette et de le faire fonctionner. Comme il était originellement placé au jubé à côté du grand orgue, l’organiste devait se déplacer avant de jouer. Une deuxième personne était chargée d’actionner le soufflet à la main ou au pied en vue de fournir du vent à l’instrument. Néanmoins, l’apparition de l’électricité a rendu possible l’introduction des ventilateurs à cet effet. L’orgue de chaise disposait de peu d’arrêt, du fait de sa petite taille et de sa nature qui était portable.
Le choix de l’orgue positif tient en compte des paramètres tels que le budget et la taille du matériel. Même si ce dispositif est généralement plus compact, les dimensions sont variables. L’orgue de chaise est susceptible d’être acheté sur les plateformes en ligne telles que France Minéraux, proposant divers modèles d’instruments de musique. Les informations concernant les caractéristiques de chaque produit sont présentées sur son site pour orienter le musicien dans son choix.