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Kokyū

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Caractéristiques du kokyū

  • Classification : instrument à cordes
  • Pays d’origine : Japon
  • Matériaux : Bois, peau d’animal, soie, bambou
  • Tessiture :
  • Genre de musique : musique traditionnelle japonaise, jazz, blues, classique
  • Musiciens célèbres : Chie Mukai (1953-présent), Azechi Keiji
  • Chanson emblématique : Shihouka (kokyū version) – Ryo Kunihiko (2007)

Tout savoir sur le kokyū : ses caractéristiques, son historique, son fonctionnement, sa place dans l’histoire de la musique

Le kokyū est un type de vièle japonaise. Il s’apparente à un shamisen. Cependant, ces deux instruments se distinguent par les matériaux employés lors de leur fabrication et par leur taille, le premier étant plus petit. Pour cette raison, ce dispositif musical émet également un son différent. Il est aussi le seul à utiliser un archet parmi tous les instruments folkloriques venant du Japon. 

La description du kokyū 

Le kokyū est l’unique instrument traditionnel japonais à cordes frottées. Son manche est en bois et son corps est creux. Ce dernier est souvent fabriqué avec des noix de coco et est recouvert de peau d’animal (chat ou serpent). 

L’archet employé pour jouer de l’instrument est long. Il sert à exercer une certaine pression sur les cordes, elles-mêmes attachées à un cordier en soie. Cette vièle japonaise dispose aussi d’un pont en bambou et en noix. 

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Le chevalet, mince et haut, constitue un support pour les fils en soie. Celui-ci est placé sur une pique et bascule autour d’un axe. Cette technique de fabrication permet de mettre les cordes à découvert pour que l’archet puisse les toucher.

La taille de l’objet est variable. Néanmoins, la longueur de tous les modèles tourne autour de 70 cm. Cet instrument se compose généralement de trois cordes. Dans de rares cas, on peut en trouver quatre dessus, ce qui implique que les deux cordes les plus aiguës sont jouées à l’unisson. 

La forme de cette vièle japonaise diffère aussi selon la région d’où elle provient. Pour celles fabriquées à Okinawa, leur corps est rond. En revanche, dans d’autres endroits du Japon, cet instrument présente une forme carrée et est semblable à celle d’un shamisen.

Les origines et l’histoire du kokyū 

Plusieurs informations découvertes récemment ont permis d’en savoir davantage sur les origines du kokyū. Cela a notamment conduit à une étude de ses matériaux de fabrication. Les chercheurs ont parallèlement procédé à l’analyse de documents traitant des sujets sur les instruments à cordes frottées présents en Europe au XVIe siècle. De nombreux articles venant de missionnaires chrétiens et des écrits japonais comptent aussi parmi les sources d’informations sur l’histoire de ce dispositif musical. 

À cet effet, le kokyū est issu d’une guilde composée d’artistes aveugles. À l’évidence, il ne s’agit pas d’une copie d’instruments européens. Le shamisen, qui en est la principale source d’inspiration, est apparu au XVIe siècle. Il servait surtout au doublage des voix dans une chanson. Toutefois, les utilisateurs recherchaient une sonorité plus riche. Un dispositif capable de supporter de longues notes était alors nécessaire. 

Une certaine tendance était également populaire auprès des citoyens cosmopolites de Tokyo et d’Osaka. Il s’agit de la mode étrangère Namban, un art résultant des relations avec les commerçants arrivés au Japon. Dans la religion chrétienne, l’usage des instruments à cordes frottées s’est aussi étendu. L’utilisation de la viole et du violon est devenue de plus en plus courante. Tout cela a conduit à l’invention du kokyū. 

Le journal d’un noble, datant du 21 avril 1609, est le document historique initial qui mentionne des informations sur ce dispositif. Celui-ci indique son premier emploi dans la musique. 

Le modèle à quatre cordes est devenu célèbre grâce à l’interprète japonais Shinei Matayoshi. Le but de ce musicien dans la conception d’un kokyū de ce type était d’en élargir la gamme existante sur le marché. La stratégie s’est avérée bénéfique, car elle a contribué à rendre l’usage de l’instrument plus fréquent dans le domaine musical. 

Le kokyū dans la culture

Au Japon, au début de la période d’Edo, les artistes itinérants étaient les plus adeptes de l’usage du kokyū. En outre, par le passé, ce dernier était initialement accompagné du koto et du shamisen pour former l’ensemble appelé « sankyoku ». Cependant, au début du XXe siècle, le shakuhachi (une flûte japonaise) l’a remplacé dans cette association. La musique émise par cette dernière s’utilise surtout pour les danses traditionnelles. De nos jours, l’instrument se joue toujours dans le festival Owara kaze no bon, organisé dans la préfecture de Toyama.

Une communauté spécialement dédiée à la popularisation de ce petit shamisen existe au Japon. De nombreuses personnes participent aux activités réalisées dans l’organisation pour promouvoir le kokyū.

Ce dernier est souvent employé dans le jazz et le blues. Le multi-instrumentiste américain, Eric Golub, est celui qui a vulgarisé son usage dans la musique moderne. Il est également l’un des seuls artistes non japonais à en jouer. Il pratique la musique en solo, mais aussi avec le groupe de jazz « Neptune » de John Kaizan.

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Une version de la bande originale de l’animé « Les douze royaumes », composée avec cet instrument, constitue aussi une chanson relativement populaire. Il s’agit du titre « Shihouka » de l’interprète Ryo Kunihiko.

Le fonctionnement du kokyū 

Le son que produit le kokyū est influencé par sa structure et par la nature des matériaux qui ont servi à sa fabrication. Jouer de cette vièle japonaise implique le respect de quelques détails, mais le processus est accessible à tous. Les personnes ayant déjà pratiqué avec des dispositifs de la même famille pourront facilement appréhender celui-ci.

Fabrication : comment c’est fait ?

La conception du kokyū se fait souvent de manière artisanale. Des matériaux tels que le bois, les peaux d’animaux, les cordes et le bambou sont nécessaires à la fabrication. L’ébène est le plus souvent utilisée pour sa réalisation. Le travail du bois est à réaliser en premier pour ensuite passer à l’assemblage et au réglage des détails ajoutés à l’instrument. 

Comment en jouer ?

Le musicien s’assoit pour jouer du kokyū. Il tient l’accessoire avec sa main gauche tandis que le piquet de celui-ci est placé au sol ou sur ses genoux. Sa main droite tient l’archet en crin de cheval et le frotte contre les cordes, ces deux éléments formant un angle droit. Le déplacement de cette baguette de droite à gauche permet de produire du son.

Les crins qui composent cette dernière sont relativement lâches. Le quatrième et le cinquième doigt de la main droite du musicien les tiennent. Un vibrato assez significatif est nécessaire pour jouer de l’instrument correctement.

Le réglage et l’entretien du kokyū 

Le principe d’accordage du kokyū est le même que celui du shamisen. Cela implique 3 (san) sagari et quelques fois 2 (ni) agari. La seule différence est que l’accord classique utilisé dans le shamisen (hon chōshi) ne s’applique pas à celui-ci.

L’entretien de l’outil se fait comme les autres instruments de la même famille. Cela implique l’usage d’un chiffon sec pour enlever les saletés qui se sont déposées sur l’extérieur après chaque usage. Un nettoyage en profondeur est aussi à prévoir après une utilisation sur une longue durée. Cependant, il est préférable de faire appel à un professionnel pour réaliser cette opération. Ranger l’instrument dans un endroit ni trop sec ni trop humide est également essentiel pour conserver ses matériaux de fabrication. 

L’apprentissage du kokyū 

L’apprentissage du kokyū se fait généralement dans les écoles de musique ou auprès d’un professeur particulier. Apprendre par ses propres moyens, en s’aidant des ressources disponibles sur Internet, est aussi faisable. Ce mode d’apprentissage nécessite des pratiques régulières.

Guide d’achat de l’instrument

Le site France Minéraux figure parmi les meilleures adresses en ligne offrant la possibilité d’acheter un kokyū. Plusieurs modèles sont disponibles sur la plateforme. Le choix de l’instrument le plus adapté repose sur les préférences de chacun en matière de taille, de forme et de marque. L’usage de celui-ci est aussi à prendre en compte. En l’occurrence, un dispositif de qualité supérieure est à choisir dans le cas d’une utilisation dans un cadre professionnel et de manière régulière.

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