
Caractéristiques du Kendang
- Classification : instrument à percussion
- Pays d’origine : Indonésie
- Matériaux : bois, cuir, crin de buffle
- Tessiture : –
- Genre de musique : traditionnelle indonésienne
- Musiciens célèbres : –
- Chanson emblématique : –
Le kendang, également appelé kendhang, bajau, gandang ou gendang, est un tambour à deux faces originaire d’Indonésie. Il appartient à la famille des percussions, et figure parmi les instruments de base de l’orchestre traditionnel appelé gamelan. Cette évolution du mridangam indien s’utilise dans l’archipel indonésien, mais aussi en Malaisie et dans le sud des Philippines.
Le kendang est un tambour à double peau, s’apparentant à un tonneau, dont l’une des faces est plus petite que l’autre.
Il se compose d’un corps en bois de jacquier ou de cocotier autour duquel s’entrecroisent des cordes en crin de buffle en forme de « Y ». En outre, il mesure entre 66 cm et 1 m de longueur. Sa partie inférieure à son grave (également appelée bam) se fabrique à partir d’une peau de buffle, tandis que la face supérieure à sonorité aiguë (appelée cang) est issue de celle d’une chèvre. Elles mesurent respectivement 33 et 37 cm de diamètre.
Ce tambour ancien possède également une poignée de transport fixée sur son corps, pouvant être en laiton ou en cuir. Par ailleurs, certains modèles de kendhang s’accompagnent d’un support en bois, traditionnellement utilisé lorsque le musicien tambourine en position assise.
Il existe une multitude de déclinaisons de ce tambour à deux faces, dont le nom et les formes diffèrent d’une culture à l’autre.
Chaque modèle se distingue en fonction de sa taille et du style musical dans lequel il est joué.
Ce grand instrument possède généralement un son très grave. Il est principalement joué dans le style kendhang satunggal, signifiant littéralement « tambour unique ». Cette version de taille importante sert également à interpréter les morceaux de musique à caractère doux ou certaines pièces pendant l’ouverture d’une piste de danse.
Le wayang est un théâtre d’ombre traditionnel javanais et balinais, lequel a été inscrit en 2008 par l’UNESCO (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture) au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. De taille moyenne, le kendhang wayangan est utilisé pour accompagner ces représentations, principalement lors des parties musicales les plus solennelles et majestueuses. Ce modèle accompagne celui appelé ketipung dans le style kendhang kalih, signifiant littéralement « double tambour ».
Cette version à taille moyenne s’utilise dans les séquences les plus animées d’un morceau de musique. Il est destiné à jouer des rythmes complexes et vifs, qui s’associent généralement à des mouvements de danse.
Représentant le modèle le plus petit parmi les variétés de kendang, il est traditionnellement conçu pour accompagner les rythmiques à tempos rapides. Avec le tambour ageng, il se joue dans le style kendhang kalih, lors des pièces musicales moins solennelles.
Chaque type de tambour se distingue par sa taille, son motif et sa variété. Il existe entre autres :
Généralement, les tambours issus de cette île possèdent des dimensions égales de chaque côté. Ils contiennent un sablier à l’intérieur, ce qui leur confère une forme conique. Ils sont classés en deux types : le kendhang wadon (à son grave), et le kendhang lanang (la version aiguë).
Chacun des groupes ethniques possède sa propre histoire ainsi que ses traditions, et utilise le modèle de tambour qui convient à chaque occasion. Dans les spectacles de marionnettes, le percussionniste se sert d’un autre type, connu sous le nom de kendhang kosek.
La première utilisation connue du kendang date de l’année 1913. Des représentations de tambours à deux têtes sont visibles sur les murs du monument bouddhiste Borobudur du XIe siècle (au centre de Java), et à l’intérieur du temple Panataran du XIVe siècle (sur la partie orientale de l’île). De même, des illustrations artistiques permettent d’avoir une certaine connaissance des différentes variétés de ces instruments qui existaient dans l’Antiquité.
Le kendang est porteur d’une grande richesse culturelle, traditionnelle et artistique. Outre son rôle de guide dans les divers ensembles, il partage une longue histoire avec les groupes ethniques de l’Indonésie.
Avec le gong, le kenong, le gambam, et le celempung, il fait partie des principaux instruments joués dans le gamelan javanais. Ses fonctions sont multiples au sein de l’orchestre. Il sert à maintenir le tempo (laya), à changer la densité sonore (irama), à signaler les transitions (paralihan), et à marquer la fin d’un morceau (suwuk).
Bien que son attribution principale soit de déterminer le tempo au sein d’un ensemble musical, il se prête également aux différentes festivités traditionnelles. Il orne non seulement les cérémonies d’accueil des invités, mais s’utilise également pour escorter les cortèges nuptiaux. Dans le monde malais, il sert à mener les danses jaipongan et reog, ainsi que les arts martiaux tels que le pencak silat.
Cette appellation représente un genre populaire de musique indonésienne apparu en 1960. L’onomatopée dang est censée exprimer le son d’une frappe sur le bord de la peau du gendang. À cette époque, ce tambour était utilisé en studio pour enregistrer des morceaux de dangdut.
Pour la population de cette ville d’Indonésie, ce tambour ancien représente bien plus qu’un simple instrument. Elle qualifie ce symbole culturel de « sacré », et l’utilise dans :
L’instrument à percussion est mis à l’honneur dans les traditions des groupes ethniques du sud de Sulawesi, qu’il s’agisse des Bugis (marins et constructeurs de navires) ou des Makassar (habitants des basses-terres). Rarement utilisé en solo, il constitue également un allié privilégié du kulintang, un tambour originaire d’Asie du Sud-Est.
Le kendang fait partie des instruments les plus anciens dont la fabrication nécessite un savoir-faire traditionnel.
L’artisan façonne et entaille un bloc de bois issu du jacquier, de manière à fabriquer le corps asymétrique et conique du tambour. Les peaux sont tendues, puis maintenues en place à l’aide d’un lacet de cuir, enfilé autour de la partie supérieure. Le filin doit ensuite parcourir le long de l’instrument avant d’être encerclé sur sa face inférieure.
Le fabricant répète cette opération environ dix fois jusqu’à obtention d’un motif de laçage en zigzag. Lors de chaque passage du lacet sur le corps, une paire de petits anneaux en cuir est glissée de haut en bas sur la longueur de la caisse. Cette méthode permet non seulement de construire le système de réglage de la tension des peaux, mais également d’orner le tambour de motifs en forme de « Y ». Enfin, l’artisan finalise le processus de fabrication en fixant une poignée en laiton ou en cuir sur le corps de l’instrument à percussion.
Tenu horizontalement sur le support en bois sculpté, il est joué à mains nues : soit à l’aide d’une partie de la paume, soit avec les doigts. En général, le côté le plus grand (à son grave) est placé sur la droite du percussionniste. Assis sur le sol, l’interprète, également appelé pengendhang, le frappe sur la partie supérieure au moyen de sa main droite, et tambourine la face opposée avec celle de gauche.
Bien que la technique de jeu du kendhang semble facile à apprendre, seul un musicien expérimenté est capable de maîtriser le tambour dans le répertoire du gamelan.
Au cœur de la culture bugi, le pengendhang peut :
Cette dernière alternative est généralement requise lors des cérémonies sacrées, ou pendant les divertissements comme les battages de riz.
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