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Karimba

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Caractéristiques du karimba

  • Classification : instrument de percussion
  • Pays d’origine : Zimbabwe
  • Matériaux : bois, verre acrylique ou plastique ABS pour le corps, acier pour les lames
  • Tessiture : selon le nombre de lames
  • Genre de musique : jazz, pop, métal, rock, folk et classique
  • Musiciens célèbres : Bobby McFerrin, né le 11 mars 1950
  • Chanson emblématique : « Kalimba suite » de Bobby McFerrin, sortie en 2002

Tout savoir sur le karimba : ses caractéristiques, son historique, sa place dans la culture, son fonctionnement, son entretien, son apprentissage et ses critères d’achat

Le karimba, un instrument de musique africain ancestral, a marqué de son empreinte les cultures depuis des temps immémoriaux. Classé parmi les idiophones, il tire sa sonorité des vibrations émanant de son corps. Joué en pinçant les dents disposées de part et d’autre de l’instrument, il se présente sous une diversité de types. Tous partagent une forme et des sonorités caractéristiques. Ce trésor musical africain, ancré dans les traditions, transcende les frontières culturelles, trouvant sa place dans une multitude de répertoires à travers le monde.

La description du karimba

Le karimba, membre éminent de la famille des idiophones, est un instrument de musique à percussion. Les matériaux qui le constituent sont à l’origine de la nature des sonorités qui en émanent. Ils réagissent à des stimuli extérieurs tels que des pressions sur ses lamelles d’acier. Cette catégorie inclut également des membres connus tels que le xylophone, la cloche ou le gong. Ceux-ci produisent aussi des sons par leur propre structure physique.

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Une multitude de noms

Le karimba est également connu sous une multitude de noms tels que le mbira, la sanza, le piano à pouces ou encore le piano à doigts. Cela reflète parfaitement la richesse culturelle et linguistique de son héritage. Bien que cette liste ne soit pas exhaustive, elle témoigne de la diversité et de la variété d’appellations attribuées à cet instrument.

Matériaux et construction

Traditionnellement conçu en bois, le karimba a vu son évolution technique lui offrir des déclinaisons dans d’autres matériaux. Nombreux sont les modèles actuels réalisés en verre acrylique ou en plastique ABS. Il est doté d’une table d’harmonie pouvant être pourvue ou non d’une caisse de résonance. Cet instrument se compose de lamelles d’acier maintenues sous tension par deux chevalets et une barre métallique. Chaque lamelle correspond à une note de musique distincte, ajustable en longueur par rapport aux chevalets. La palette sonore ainsi offerte est riche et variée.

Diverses appellations

Comme évoqué précédemment, les instruments de type « piano à pouces » sont désignés par de nombreux noms. Ces appellations multiples découlent de l’histoire et des traditions les entourant. Avant que le terme « karimba » ne se soit démocratisé, différentes populations, telles que les Shonas, utilisaient une variété de noms pour le désigner.

Ainsi, selon les régions géographiques, il pouvait être appelé différemment, à savoir :

  • mbira 
  • sanza 
  • likembe 
  • mbila 
  • huru 
  • nhare 
  • matepeand njari ; 
  • okeme 
  • ubo ;
  • gyilgo

L’ethnomusicologue Hugh Tracey a fait le choix de nommer l’instrument qu’il a créé et s’apprêtait à le commercialiser sous l’appellation « kalimba ».

À l’origine, il n’existait aucune distinction notable entre un mbira, un karimba ou une sanza. Cependant, au fil du temps, les utilisateurs ont généralement convenu que le terme utilisé aujourd’hui faisait référence à la version européenne promue par Hugh Tracey. Les autres désignations, quant à elles, correspondent à des instruments traditionnels fabriqués en Afrique selon des méthodes ancestrales. Cette distinction n’est cependant pas officielle, mais plutôt une perception commune parmi les passionnés. Il est alors tout à fait possible de qualifier le modèle européen de « mbira ».

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Les origines et l’histoire du karimba

Le karimba a fait l’objet de nombreuses évolutions depuis sa création.

Le mbira : l’ancêtre du karimba

Le mbira, un instrument de musique africain traditionnel, a émergé en Afrique subsaharienne il y a environ 3 000 ans, principalement sur la côte ouest. Composé d’un support rectangulaire en bois, il présente des lames d’acier agencées en rangées, variant en nombre et en disposition. Les touches, pressées puis relâchées par le joueur, produisent des sons distincts, chaque lamelle représentant une note de musique individuelle. Il est surnommé le « piano à pouces » ou le « piano à doigts » par les colons européens. Le mbira a d’ailleurs captivé l’attention pour sa sonorité distinctive et sa structure ingénieuse.

L’émergence du karimba

Dans les années 1950, la version occidentalisée du mbira est dotée de 15 touches alignées correspondant aux notes standardisées de la musique d’influence européenne et américaine. Ce nouvel instrument marque une évolution significative. Le support en bois devient un bloc creux, équipé d’une caisse de résonance avant et parfois d’orifices arrière pour des effets sonores innovants. Des autocollants facilitent la mémorisation des notes, tandis que la conception évolue pour répondre aux besoins et aux préférences des musiciens contemporains.

L’évolution continue de l’instrument

Depuis lors, le karimba a connu de nombreuses adaptations. Initialement doté de 15 touches, il est désormais courant de trouver des modèles comportant jusqu’à 17, voire davantage pour les versions chromatiques. La disposition des lames s’est également diversifiée, avec des configurations à une, deux ou trois rangées, permettant une exploration musicale plus riche et plus diversifiée.

Le karimba dans la culture

Le karimba, bien que peu répandu sur la scène musicale, est employé avec talent par certains artistes et groupes renommés. Il est également recouru par des musiciens émergents qui explorent sa sonorité unique et captivante. Voici quelques-uns de ces artistes qui ont intégré cet instrument dans leurs compositions.

Earth, Wind and Fire

Le groupe de jazz-funk Earth, Wind and Fire, fondé en 1969 par Maurice White, a incorporé le karimba dans son titre « Evil » sorti en 1974. Dans cette chanson, les douces sonorités de l’instrument ajoutent une dimension envoûtante à la musique, marquant ainsi une utilisation novatrice dans un contexte grand public.

Bobby McFerrin

Le chanteur et vocaliste Bobby McFerrin a exploré les possibilités du piano à pouces dans sa mélodie intitulée sobrement « Kalimba Suite ». Bien que moins connue que ses autres œuvres, cette composition témoigne de son expérimentation artistique avec cet instrument. Il montre également sa volonté d’explorer de nouveaux horizons musicaux.

April Yang

La musicienne April Yang s’est fait remarquer sur la Toile grâce à ses performances captivantes mettant en vedette le karimba. Avec plus de 100 millions de vues, elle a contribué à le populariser auprès d’un large public. Dès lors, elle a inspiré de nombreux amateurs de musique pour explorer les possibilités de cet instrument.

Stella Chiweshe

Stella Chiweshe, chanteuse zimbabwéenne renommée, est reconnue pour sa maîtrise exceptionnelle du piano à pouces. Son exploration innovante de cet instrument traditionnel a contribué à sa popularisation à travers le monde. L’artiste est alors devenue une figure emblématique de la musique africaine contemporaine.

Chinobay (Herbert Kinobe)

Originaire de l’Ouganda, Herbert Kinobe est un musicien polyvalent qui excelle dans la pratique du karimba et de la kora. Il est également connu sous son nom de scène « Chinobay ». En tant qu’auteur-compositeur et ambassadeur de l’UNICEF, il s’efforce de promouvoir la richesse culturelle de l’Afrique à travers sa musique. Il offre ainsi une perspective unique sur le potentiel de l’instrument dans un contexte contemporain.

She Owl

Le duo italien She Owl, composé de Jolanda Moletta et Demian Endian, intègre parfois le karimba dans ses compositions. Il crée ainsi une atmosphère musicale poétique et envoûtante. Leur exploration artistique met en lumière la polyvalence du piano à pouces et sa capacité à enrichir une variété de genres musicaux.

Autres musiciens

D’autres artistes tels que Laura Barrett, Limba Trip, Evan Fraser et même Phil Collins ont également exploré les possibilités du likembe dans leurs compositions. Ils contribuent ainsi à diversifier le paysage musical contemporain et à faire découvrir les sonorités uniques de cet instrument aux auditeurs du monde entier.

En résumé, le karimba, bien qu’ancré dans la tradition africaine, trouve sa place dans la musique contemporaine. Il doit sa notoriété au travail d’artistes visionnaires et innovants qui explorent ses possibilités sonores uniques.

Le fonctionnement du karimba

Le piano à pouces est un instrument de musique qui suscite souvent les intérêts, notamment en raison de son mode de fonctionnement apparemment mystérieux. Cependant, une fois ses principes de base acquis, son mécanisme devient assez simple à appréhender.

La structure du karimba

Le karimba est constitué de quelques éléments essentiels. Voici un aperçu de ses principales composantes :

  • la table d’harmonie : généralement en bois, c’est sur cette surface que sont fixés les chevalets ;
  • les chevalets : deux supports sur lesquels reposent les lames métalliques ;
  • les lames métalliques : les touches de l’instrument maintenues sous pression par les chevalets et qui produisent les sons lorsqu’elles vibrent ;
  • la barre de pression : elle plaque les lames sur les chevalets, assurant ainsi leur maintien et leur stabilité.

Le marteau d’accordage est également essentiel. Cet outil est utilisé pour ajuster la longueur des lames métalliques afin de les accorder à des notes spécifiques.

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Le processus de production du son

Lorsque le musicien appuie sur une lame métallique du karimba et la relâche brusquement, celle-ci entre en vibration. Ces vibrations se propagent dans l’air environnant, générant ainsi des ondes sonores.

La longueur de chaque lame métallique détermine la note produite, offrant au piano à doigts une gamme variée. Plus elle est longue, plus le son sera grave, et inversement. 

Les subtilités de jeu

Certains modèles possèdent une caisse de résonance et deux trous à l’arrière. Il s’agit de caractéristiques permettant à l’instrumentiste d’explorer des techniques de jeu avancées. En bouchant ou en laissant ouverts ces trous à des moments précis, il peut créer des effets sonores tels que le vibrato.

L’accordage

L’accordage du karimba est une étape importante pour garantir la justesse des notes. En définissant la longueur des lames métalliques, le musicien parvient à attribuer à chacune d’elles une note précise. Lorsqu’elles sont correctement accordées, l’instrument est prêt à être joué.

La notation musicale

La richesse des notes varie d’un instrument à l’autre, selon le nombre de lames et l’accordage choisi. Cependant, un modèle prédomine sur le marché : le karimba à 17 lames accordé en do majeur.

Les notes sur un karimba à 17 lames

Le piano à pouces fonctionne selon un principe simple. Chaque lame correspond à une note de musique unique. Ainsi, un modèle à 17 lames offre 17 notes distinctes.

La lame centrale, la plus longue, marquée « C » et « 1 », correspond à un do de la 3ᵉ octave. La lame à sa gauche, marquée « D » et « 2 », est un de la même octave, et ainsi de suite. Les lettres et chiffres se répètent dans le jeu de lames, représentant les mêmes notes, mais dans des octaves différentes. Une note jouée sur une lame plus à gauche sera plus aiguë, sa fréquence étant deux fois plus élevée.

Un modèle à 17 lames en do majeur comprend les notes do, , mi, fa, sol, la et si des 3ᵉ et 4ᵉ octaves. Il intègre aussi les do, et mi de la 5ᵉ octave. Cependant, certains karimbas sont accordés différemment, comme en si majeur, où les notes varient. Les lames d’acier gravées aident à s’y retrouver plus facilement, mais dans le cas contraire, un accordeur électronique est nécessaire pour identifier chaque note.

Les karimbas à 5, 7, 9 ou 21 lames

Les modèles à 21 lames ont généralement les mêmes touches que les modèles à 17. Les fabricants ont toutefois ajouté 4 notes plus graves de la 2ᵉ octave, telles que le fa, le sol, le la et le si. Pour ceux qui ont 5, 7 ou 9 lames, les règles sont moins strictes. Il faut généralement se référer aux marquages sur les lames ou utiliser un accordeur électronique.

Les symboles sur les notes

Les signes comme les apostrophes, les points ou les étoiles au-dessus ou en dessous des notes indiquent l’octave. Sans indication, la note est de la 3ᵉ octave, qui reste la référence pour la plupart des karimbas. Une apostrophe au-dessus signifie la 4ᵉ octave, deux se rapportent à la 5ᵉ, et un signe situé en dessous, à la 2ᵉ. Les modèles à 21 lames et plus incluent parfois des notes de la 2ᵉ octave, mais leur absence n’est généralement pas un problème.

L’entretien du karimba

Même s’il s’agit d’un instrument abordable, un entretien régulier est nécessaire pour prévenir les dommages potentiels. Sans maintenance, le bois peut se fissurer, et l’accumulation de poussière risque d’entraîner le phénomène appelé « bourdonnement de lame », affectant ainsi le fonctionnement optimal des touches. Il est alors vivement recommandé de nettoyer régulièrement le karimba pour éviter de tels désagréments.

Élimination de la poussière et des saletés

La première étape consiste à éliminer la poussière qui s’accumule naturellement. Étant donné que les sons sont produits par la vibration des lames, un fait spécifique est inévitable. En effet, avec le temps, de la saleté se glisse entre celles-ci et les chevalets. L’utilisation d’un chiffon en microfibre doux pour dépoussiérer l’instrument est conseillée. En cas de saleté incrustée ou difficile d’accès, un démontage de chaque touche s’impose. L’objectif est de les nettoyer individuellement avec de l’eau chaude savonneuse. Avant de les remonter, un séchage est indispensable.

Préservation de l’éclat des lames en acier

Pour maintenir l’éclat des lames et éliminer les éventuelles traces de rouille, l’usage d’un bloc polisseur spécialement conçu pour le karimba est souvent nécessaire. Une petite éponge abrasive qui redonnera de la brillance à l’acier est aussi utile durant cette opération.

Attention particulière pour le bois

Si l’acrylique nécessite peu d’entretien, le bois, en revanche, demande une attention particulière. Ainsi, l’humidité et l’exposition directe au soleil sont à éviter autant que possible. Il convient ainsi de le ranger dans un étui de protection lorsqu’il n’est pas utilisé ou lors des déplacements. Pour préserver et nourrir le bois, l’usage d’une huile spécifique qui maintiendra son éclat et ses qualités acoustiques est nécessaire.

Nettoyage léger après chaque utilisation

Idéalement, un léger nettoyage avec un chiffon en microfibre après chaque utilisation est recommandé. Cette opération permet d’éviter que la transpiration des mains n’endommage le support ou n’entraîne une corrosion des lames métalliques.

Nettoyage en profondeur

Cette opération de nettoyage en profondeur, nécessitant le démontage de l’instrument, dépend de son utilisation. Pour un usage standard, il est recommandé de procéder tous les 2 à 3 mois.

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L’apprentissage du karimba

Le karimba est une option d’apprentissage musicale adaptée à tous les âges. Les enfants et les adolescents peuvent facilement s’initier à cet instrument léger et peu encombrant. Son adaptation en fonction de l’âge et du niveau musical est essentielle. Par exemple, un enfant de 10 ans peut commencer avec un modèle de 10 touches, un chiffre ajustable selon son expérience musicale préalable.

Pour les adultes et les personnes âgées

Les adultes et les personnes d’âge avancé trouvent dans le karimba un moyen agréable d’explorer la musique, même avec des horaires chargés. Sa simplicité d’utilisation et son caractère portable permettent une pratique souple, même dans des environnements professionnels ou lors des déplacements. Sa légèreté le rend accessible à tous, offrant ainsi une opportunité musicale à ceux qui sont limités par des instruments plus imposants.

Méthodes d’apprentissage

Il existe différentes approches adaptées à chaque style d’apprentissage pour maîtriser rapidement les bases du karimba.

Les ressources vidéo en ligne

Internet regorge de tutoriels vidéo qui expliquent en détail les techniques et les astuces pour jouer de cet instrument. Ces ressources offrent une flexibilité d’apprentissage, permettant aux apprenants de progresser à leur rythme.

Les livres sur le karimba

Des livres qui lui sont dédiés fournissent des instructions claires et des exercices pratiques pour développer les compétences musicales. Ces ouvrages constituent une alternative précieuse pour ceux qui préfèrent un apprentissage structuré et basé sur du matériel écrit.

L’enseignement avec un professeur

Apprendre auprès d’un professeur, que ce soit en présentiel ou en ligne, offre l’avantage d’un accompagnement personnalisé et de retours immédiats. Les enseignants peuvent adapter leurs leçons aux besoins spécifiques de chaque élève, accélérant ainsi le processus d’apprentissage.

La pratique régulière

La pratique régulière demeure la méthode ultime pour progresser dans la maîtrise du karimba. La répétition des exercices, des mélodies et des techniques donne l’occasion d’approfondir ses compétences et de développer son propre style musical.

L’achat et le choix d’un karimba

Pour bien débuter, il est crucial de choisir un instrument adapté à ses besoins, en tenant compte de plusieurs critères essentiels.

  1. Nombre de lames : ce paramètre constitue un élément central dans le choix d’un karimba pour débutant. Optez pour un instrument avec 10 à 17 lames pour une expérience équilibrée.
  2. Matériau : le bois d’acajou est recommandé pour sa légèreté et ses sonorités douces. L’acrylique offre un design moderne, mais peut être plus lourd et plus coûteux.
  3. Caisse de résonance : les versions avec caisse de résonance amplifient les vibrations sonores et proposent une expérience plus riche, idéale pour les débutants.
  4. Marque et budget : privilégiez les marques connues et les packs pour débutant si vous prévoyez d’acquérir votre premier instrument.

Le choix dépend des facteurs cités ci-dessus. Il est essentiel de trouver l’instrument qui correspond à vos attentes et à votre niveau de compétence musical. Pour découvrir une large sélection de modèles adaptés à tous les niveaux, rendez-vous sur France Minéraux. Vous y dénicherez facilement le modèle idéal pour commencer votre voyage musical.

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