Le processus de production du son
Lorsque le musicien appuie sur une lame métallique du karimba et la relâche brusquement, celle-ci entre en vibration. Ces vibrations se propagent dans l’air environnant, générant ainsi des ondes sonores.
La longueur de chaque lame métallique détermine la note produite, offrant au piano à doigts une gamme variée. Plus elle est longue, plus le son sera grave, et inversement.
Les subtilités de jeu
Certains modèles possèdent une caisse de résonance et deux trous à l’arrière. Il s’agit de caractéristiques permettant à l’instrumentiste d’explorer des techniques de jeu avancées. En bouchant ou en laissant ouverts ces trous à des moments précis, il peut créer des effets sonores tels que le vibrato.
L’accordage
L’accordage du karimba est une étape importante pour garantir la justesse des notes. En définissant la longueur des lames métalliques, le musicien parvient à attribuer à chacune d’elles une note précise. Lorsqu’elles sont correctement accordées, l’instrument est prêt à être joué.
La notation musicale
La richesse des notes varie d’un instrument à l’autre, selon le nombre de lames et l’accordage choisi. Cependant, un modèle prédomine sur le marché : le karimba à 17 lames accordé en do majeur.
Les notes sur un karimba à 17 lames
Le piano à pouces fonctionne selon un principe simple. Chaque lame correspond à une note de musique unique. Ainsi, un modèle à 17 lames offre 17 notes distinctes.
La lame centrale, la plus longue, marquée « C » et « 1 », correspond à un do de la 3ᵉ octave. La lame à sa gauche, marquée « D » et « 2 », est un ré de la même octave, et ainsi de suite. Les lettres et chiffres se répètent dans le jeu de lames, représentant les mêmes notes, mais dans des octaves différentes. Une note jouée sur une lame plus à gauche sera plus aiguë, sa fréquence étant deux fois plus élevée.
Un modèle à 17 lames en do majeur comprend les notes do, ré, mi, fa, sol, la et si des 3ᵉ et 4ᵉ octaves. Il intègre aussi les do, ré et mi de la 5ᵉ octave. Cependant, certains karimbas sont accordés différemment, comme en si majeur, où les notes varient. Les lames d’acier gravées aident à s’y retrouver plus facilement, mais dans le cas contraire, un accordeur électronique est nécessaire pour identifier chaque note.
Les karimbas à 5, 7, 9 ou 21 lames
Les modèles à 21 lames ont généralement les mêmes touches que les modèles à 17. Les fabricants ont toutefois ajouté 4 notes plus graves de la 2ᵉ octave, telles que le fa, le sol, le la et le si. Pour ceux qui ont 5, 7 ou 9 lames, les règles sont moins strictes. Il faut généralement se référer aux marquages sur les lames ou utiliser un accordeur électronique.
Les symboles sur les notes
Les signes comme les apostrophes, les points ou les étoiles au-dessus ou en dessous des notes indiquent l’octave. Sans indication, la note est de la 3ᵉ octave, qui reste la référence pour la plupart des karimbas. Une apostrophe au-dessus signifie la 4ᵉ octave, deux se rapportent à la 5ᵉ, et un signe situé en dessous, à la 2ᵉ. Les modèles à 21 lames et plus incluent parfois des notes de la 2ᵉ octave, mais leur absence n’est généralement pas un problème.
L’entretien du karimba
Même s’il s’agit d’un instrument abordable, un entretien régulier est nécessaire pour prévenir les dommages potentiels. Sans maintenance, le bois peut se fissurer, et l’accumulation de poussière risque d’entraîner le phénomène appelé « bourdonnement de lame », affectant ainsi le fonctionnement optimal des touches. Il est alors vivement recommandé de nettoyer régulièrement le karimba pour éviter de tels désagréments.
Élimination de la poussière et des saletés
La première étape consiste à éliminer la poussière qui s’accumule naturellement. Étant donné que les sons sont produits par la vibration des lames, un fait spécifique est inévitable. En effet, avec le temps, de la saleté se glisse entre celles-ci et les chevalets. L’utilisation d’un chiffon en microfibre doux pour dépoussiérer l’instrument est conseillée. En cas de saleté incrustée ou difficile d’accès, un démontage de chaque touche s’impose. L’objectif est de les nettoyer individuellement avec de l’eau chaude savonneuse. Avant de les remonter, un séchage est indispensable.
Préservation de l’éclat des lames en acier
Pour maintenir l’éclat des lames et éliminer les éventuelles traces de rouille, l’usage d’un bloc polisseur spécialement conçu pour le karimba est souvent nécessaire. Une petite éponge abrasive qui redonnera de la brillance à l’acier est aussi utile durant cette opération.
Attention particulière pour le bois
Si l’acrylique nécessite peu d’entretien, le bois, en revanche, demande une attention particulière. Ainsi, l’humidité et l’exposition directe au soleil sont à éviter autant que possible. Il convient ainsi de le ranger dans un étui de protection lorsqu’il n’est pas utilisé ou lors des déplacements. Pour préserver et nourrir le bois, l’usage d’une huile spécifique qui maintiendra son éclat et ses qualités acoustiques est nécessaire.
Nettoyage léger après chaque utilisation
Idéalement, un léger nettoyage avec un chiffon en microfibre après chaque utilisation est recommandé. Cette opération permet d’éviter que la transpiration des mains n’endommage le support ou n’entraîne une corrosion des lames métalliques.
Nettoyage en profondeur
Cette opération de nettoyage en profondeur, nécessitant le démontage de l’instrument, dépend de son utilisation. Pour un usage standard, il est recommandé de procéder tous les 2 à 3 mois.