Notation musicale
La musique turque ou ottomane se distingue par l’utilisation de micro-intervalles basés sur des commas. Ces derniers, équivalant à un neuvième de ton, forment ainsi des makamlar, des structures mélodiques dans lesquelles neuf intervalles divisent les tons.
Les partitions sont notées et imprimées de manière différente. Bien que les notes occidentales telles que do, ré, mi, fa, sol soient utilisées, elles intègrent également l’altération propre à la musique turque.
Avec la division du ton en neuf parties, une échelle de hauteurs spécifique est utilisée (makam), différente des gammes et des modes occidentaux. Cela comprend des éléments tels que le koma (1/9 de ton entier), l’eksik bakiye (3/9), le bakiye (4/9), le kücük mücenneb (5/9), le büyük mücenneb (8/9), et l’artik ikili (12/9 ou 13/9). Le ton entier est désigné sous le nom de tanîni.
Entretien du baglama
L’entretien régulier du baglama est essentiel pour assurer sa durabilité. Pour ce faire, il est conseillé de ne pas l’exposer à l’humidité et à la chaleur, tout en évitant les environnements très chauds ou très froids. Le changement brusque de température peut affecter le collage de l’instrument. Après chaque utilisation, penser à essuyer soigneusement les cordes avec un chiffon sec. Cette précaution contribue à prolonger leur durée de vie et à maintenir la qualité du son.
Lors du stockage, il vaut mieux ne pas laisser ce cordophone appuyé contre un mur. Il est préférable d’utiliser un support approprié : demander conseil au luthier s’avère judicieux. Lors du transport, assurez-vous d’utiliser l’étui fourni lors de l’achat.
Apprentissage du baglama
Lors de l’apprentissage du baglama, les frettes sont fréquemment la première caractéristique qui attire l’attention. Selon l’âge de l’instrument, leur emplacement peut varier le long du manche. Elles sont traditionnellement mobiles afin de permettre une personnalisation par le joueur. Généralement, une octave comporte 12 segments.
Pour les versions relativement récentes, ces éléments sont souvent standards, bien qu’ils puissent différer entre les baglamas à col long et ceux à col court.
Pour apprendre à jouer du bağlama, vous pouvez explorer plusieurs options, selon vos préférences et disponibilités.
Position de base
En ce qui concerne la position de jeu, elle est à peu près similaire à celle de la guitare. Voici quelques conseils pratiques :
- se détendre, et maintenir le dos droit ;
- poser le corps sur la cuisse droite, et maintenir la caisse contre les côtes ;
- appuyer l’avant-bras droit sur le corps, et garder le poignet mobile ;
- se servir de la main gauche sur le manche.
Le plan de la table d’harmonie doit être parallèle au buste, or le volume de la caisse rend cette face difficile à voir. Les débutants ont tendance à incliner l’instrument pour pouvoir la voir ; au fil de la pratique, cette difficulté s’estompe.
Écoles de musique et conservatoires
Vous pouvez rechercher des écoles de musique ou des conservatoires locaux qui proposent des cours de baglama. Certains établissements d’enseignement musical proposent des programmes spécifiques pour les instruments traditionnels.
Professeurs particuliers
Recourir à un professeur particulier est aussi une option intéressante. De cette façon, vous aurez des leçons personnalisées et adaptées à votre rythme d’apprentissage.
Cours en ligne
Il est possible de suivre des cours en ligne et des tutoriels vidéos qui couvrent l’apprentissage du bağlama. Certains sites proposent des leçons structurées pour les débutants jusqu’aux niveaux avancés.
Communautés locales
N’hésitez pas à rejoindre des communautés locales de musiciens ou d’amateurs. Vous pourrez y trouver des conseils et des recommandations d’enseignants, ou même des opportunités de participer à des sessions d’apprentissage en groupe.
Livres et ressources pédagogiques
Consulter des livres et des ressources pédagogiques dédiés à l’apprentissage de ce cordophone vous aidera à évoluer. Certains ouvrages fournissent des méthodes d’enseignement et des exercices pratiques.